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Ça chauffe en Libye où les troupes de Khalifa Haftar se sont attaquées ce vendredi au camp 17 Février
de Benghazi pour déloger les milices de Ansar al-charia. Ce qui a déclenché de violents affrontements
ayant opposé les deux groupes autour de sites occupés par les milices islamistes, dans la région de
Sidi Fradj, dans le sud de la ville.
La raison de ce regain de violence, l’assassinat le 8 mai dernier du chef des renseignements militaires
à l’Est, le colonel Brahim Senoussi. Depuis, les observateurs sur place voyaient venir l’opération de
délogement de Ançar el charia du camp 17 Février de Benghazi.
Bien que ne faisant plus partie de l’armée régulière, le général Haftar a réuni un régiment autour
de lui, s’attirant la sympathie des citoyens de l’est de la Libye. Ces derniers veulent voir cesser
les exactions et autres violences commises par les milices.
Aujourd’hui, les confusions totale en Libye où des affrontements de cette dimension n’ont pas
eu lieu depuis la chute d’El Gueddafi, le chef d’état-major de l’armée libyenne. Ce qui inquiète
le plus est le fait que le groupe de Haftar se fait lui-même appeler « Armée nationale » et son
porte-parole indique qu’ils sont en train de « conduire une opération de grande envergure pour
purger Benghazi des groupes terroristes ».
Haftar aurait reçu l’aval de puissances étrangères, en atteste la cargaison d’armes qui aurait
été remise à ses troupes il y a quelques jours.