Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Attendant des actes et non des mots du colonel Kadhafi qui a annoncé vendredi après-midi un cessez-le-feu immédiat, non encore confirmé sur le terrain, la coalition menée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, avec la participation du Qatar, pour intervenir en Libye, prenait forme vendredi. Si dans la matinée, Paris annonçait des frappes imminentes, au lendemain du feu vert de l'ONU de l'usage de la force pour stopper le n°1 libyen, on envisageait plutôt vendredi soir, selon une source diplomatique française, des survols sans frappe d'avions de combat français et/ou britanniques sur la Libye afin d'envoyer un signal politique au dirigeant libyen en attendant le sommet de samedi à Paris UE-Union africaine-Ligue arabe, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et d'Hillary Clinton, pour décider des opérations militaires, avec une participation française, britannique et américaine à prévoir.
Après le succès diplomatique de Paris et Londres à l'ONU avec une résolution autorisant l'usage de la force pour stopper Kadhafi, les Occidentaux ont doublé la mise vendredi soir avec une mise en demeure sous peine de représailles militaires. Sur le terrain, le cessez-le-feu semblait violé.
Publié le 18/03/2011
Le sommet international prévu samedi à Paris permettra de "tirer les conclusions" de la déclaration de cessez-le-feu de Tripoli, a expliqué Alain Juppé. L'armée française, elle, est fin prête. Une fermeté qui fait consenus dans la classe politique.
Publié le 18/03/2011
<b>Minute par minute - </b>Face à résolution onusienne, le régime de Kadhafi a annoncé vendredi la suspension des opérations militaires dans le pays. La menace sur le terrain n'a pas changé, estime Paris. Et les frappes continuent, affirme l'opposition.
Publié le 18/03/2011
Huit ans après s'être déchirée sur la guerre en Irak, l'Union européenne va avoir fort à faire pour maintenir sa cohésion face à l'opération militaire qui se profile en Libye, promue par Paris et Londres mais critiquée notamment par l'Allemagne.
Publié le 18/03/2011
Le Premier ministre reçoit les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pour les informer des initiatives en cours sur la Libye.
Publié le 18/03/2011
La coalition internationale emmenée par la France et la Grande-Bretagne compte d'abord brouiller les systèmes de communication de l'armée de Kadhafi avant d'éventuellement procéder à des frappes ciblées. La grande inconnue de cette stratégie militaire reste l'engagement des Etats-Unis.
Publié le 18/03/2011
Pas de scénario à l'irakienne car contrairement en Irak, il n'y aura pas d'intervention terrestre en Libye. Pour le moment, seuls des bombardements ciblés sont prévus, selon Patricia Allemonière.
Publié le 18/03/2011
Les autorités libyennes semblent fébriles et inquiètes. Elles ont proposé vendredi un possible cessez-le-feu aux insurgés. En même temps, les combats continuaient dans la région de Benghazi, selon notre envoyé spéciale à Tripoli Liseron Boudoul.
Publié le 18/03/2011
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a défendu jeudi devant l'ONU, une intervention en Libye. Dans son discours, il a parlé d'honneur et a exhorté l'ONU à ne pas arriver trop tard.
Publié le 18/03/2011
Trier :
Vue : 9 489 fois
Publié le 18 mars 2011
Après le succès diplomatique de Paris et Londres à l'ONU avec une résolution autorisant l'usage de la force pour stopper Kadhafi, les Occidentaux ont doublé la mise vendredi soir avec une mise en demeure sous peine de représailles militaires. Sur le terrain, le cessez-le-feu semblait violé.
Vue : 19 241 fois
Publié le 18 mars 2011
Le sommet international prévu samedi à Paris permettra de "tirer les conclusions" de la déclaration de cessez-le-feu de Tripoli, a expliqué Alain Juppé. L'armée française, elle, est fin prête. Une fermeté qui fait consenus dans la classe politique.
Publié le 18 mars 2011
Autres contributions : la base italienne de Sigonella, en Sicile, devrait être mise à disposition, les Français pouvant, eux, utiliser leur base de Solenzara, en Corse du sud. Malte en revanche exclut de servir de base militaire. D'autres pays de l'Alliance atlantique -le Canada, la Norvège, le Danemark et la Belgique- ont à titre individuel fait part de leur intention de se joindre à la coalition, en lui apportant avions de transport, chasseurs-bombardiers F-16 ou F-18 et frégate ou navire chasseur de mines, pour participer aux raids ou soutenir une opération humanitaire. Six CF-18 canadiens devraient être sur place dès vendredi pour contribuer à la zone d'interdiction de vol dans l'espace aérien libyen. D'autres, comme le Danemark et la Norvège, doivent cependant encore obtenir l'aval de leur Parlement ou formaliser la décision avant de pouvoir concrétiser leurs engagements. Le président américain Barack Obama a menacé vendredi soir Kadhafi d'une opération militaire s'il n'obtempère pas à la résolution de l'ONU, mais a exclu une intervention terrestre en Libye.
Quelle place pour l'Otan ?
Seule réaction plus confiante, celle de l'Allemagne, abstentionniste au vote du Conseil de sécurité de l'ONU n'étant pas favorable a l'usage de la force en Libye. Les premières informations sur la réaction de Kadhafi sont "encourageantes", a jugé la chancelière allemande Angela Merkel. Berlin pourrait cependant contribuer indirectement à l'opération en Libye en envoyant davantage de pilotes d'avions de reconnaissance en Afghanistan, ce qui libérerait des équipages américains pouvant être à leur tour affectés à des missions en Libye.
L'alliance occidentale de l'Otan, partagée depuis des semaines sur l'opportunité d'une intervention, s'est bornée vendredi à décider d'"accélérer sa planification", selon un responsable allié. Si le veto allemand ne semble plus à redouter, reste que la Turquie s'est dite dès le départ hostile à toute intervention de l'Otan sur la rive sud de la Méditerranée. Quant à la France, peu favorable à une extension de la zone d'intervention de l'Otan en Afrique du nord (comme elle l'a redit vendredi), elle a toujours privilégié une coalition de volontaires à laquelle participeraient des pays arabes, comme le Qatar qui a confirmé son intervention, ou les Emirats arabes unis. En attendant le sommet de samedi à Paris qui permettra "d'analyser" la déclaration de cessez-le-feu de Tripoli et d'en "tirer les conclusions", a commenté Alain Juppé en sortant d'une réunion à Matignon vendredi après-midi, "tout est prêt" côté français pour une intervention (Libye : côté français, tout est prêt" lire notre article).
L'Union européenne envisage pour sa part d'apporter un soutien essentiellement humanitaire en Libye mais qui pourrait prendre la forme d'une opération militaire dans le cadre de l'assistance aux réfugiés, selon des diplomates européens. En attendant les ordres donnés en plus haut lieu, l'armée française se déclarait vendredi fin prête, située à moins de deux heures de vol et un jour et demi de mer de son territoire > lire notre article : côté français, "tout est prêt".