La photo du jour...celle de la plaquette officielle du #DDay distribuée à la presse ce matin
7h58 AM 6 juin 2014
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François Hollande et Barack Obama ont commémoré le Débarquement au cimetière de Colleville - AFP/SAUL LOEB
Les présidents russe et ukrainien se sont rencontrés en présence d'Angela Merkel - AFP/Saul LOEB
Barack Obama et Vladimir Poutine se sont finalement entretenu en marge du déjeuner officiel, en présence de François Hollande - AFP/Saul LOEB
Les grands du monde se réunissent vendredi sur les plages de Normandie pour honorer les soldats ayant participé au Débarquement il y a 70 ans, un anniversaire assombri par le bras de fer entre Russes et Occidentaux qui se joue à l’autre bout de l’Europe, en Ukraine.
Près de 1.800 vétérans des plages d’Omaha ou Utah Beach, les chefs d’Etat et de gouvernement d’une vingtaine de pays , dont la reine Elisabeth, Barack Obama, David Cameron, Angela Merkel et François Hollande en maître de cérémonie, participent aux commémorations qui ont commencé à 9h (07h GMT) au mémorial de Caen.
Diaporama : D-Day : les sites du débarquement en Normandie
Affluence de chefs d'Etat en France et perturbation du trafic
Polémique sur la retransmission télévisée des cérémonies du D-Day
Le président américain Barack Obama est arrivé sur les lieux de la cérémonie internationale. Comme François Hollande et Manuel Valls, il est allé salué les vétérans présents.
Le président de la République et le Premier ministre sont arrivés à Ouistreham. Avant de saluer tous les vétérans, ils ont remonté le tapis rouge en tenant chacun un enfant par la main.
Petro Porochenko, le nouveau président ukrainien est arrivé à son tour, en compagnie d'un enfant. Il a été applaudi par la tribune.
Plusieurs chefs d'Etat, dont François Hollande et Petro Porochenko, ont déjà quitté le château de Bénouville pour rejoindre Ouistreham.
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est arrivé à Ouistreham pour assister à la grande cérémonie internationale. Accord quelques mots aux caméras de BFM TV, il a estimé qu'il s'agissait d'une "moment de rassemblement dans un moment où notre pays en a besoin".
Le président de la République François Hollande et ses invités sont toujours attendus à la tribune d'honneur pour que la cérémonie puisse commencer. En effet, le déjeuner officiel n'est pas encore terminé et les chefs d'Etat et de gouvernement sont encore à l'intérieur du château de Bénouville. La cause de ce retard pourrait être une entrevue entre Vladimir Poutine et Barack Obama à propos, notamment, de l'Ukraine.
Selon l’entourage de François Hollande, un cessez-le-feu en Ukraine a été discuté au cours d'une rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien, Petro Porochenko, se sont entretenus en présence d’Angela Merkel. Un entretien d'une quinzaine de minutes au cours de laquelle les deux hommes ont échangé "tout à fait normalement" sur des mesures de désescalade et les modalités d'une cessez-le-feu qui seront discutés dans les jours qui viennent. Les questions économiques ont également été évoquées.
13h15 Affluence au château
Les chefs d’Etats se pressent dans la cour du château de Bénouville : David Cameron, la reine du Danemark, Albert II de Monaco, Philippe roi de Belgique, Vladimir Poutine.... Barack Obama accuse du retard sur son planning.
Cinq restaurateurs normands, dont deux étoilés au guide Michelin (Yvan Carbone et Anthony Caillot) sont aux commandes pour le déjeuner officiel réunissant plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement des pays invités, a été préparé par . Ils seront aidés par Michel Bruneau, ancien chef deux étoiles, Yvan Vautier et Joël Rapp, chef des cuisines à la Préfecture de Basse-Normandie, et assisté par Guillaume Gomez, le chef de l’Elysée. « On tient compte de certains interdits mais c’est toute la gastronomie normande qui sera au rendez-vous », a souligné Michel Bruneau.
En plus de François Hollande qui mène cette commémoration, sont présents deux anciens présidents de la République : son prédécesseur Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing. La présence de ce dernier est d'autant plus étonnante qu'il a la réputation de fuir les commémorations de ce type.
D'après les informations de BFM TV, Nicolas Sarkozy aurait vu sa place parmi les invités être changée au dernier moment, l'excluant ainsi du champ des caméras. Initialement placé aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing derrière François Hollande, il était finalement assis parmi un groupe d'invités comptant des membres du gouvernement et d'anciennes personnalités politiques.
Les chefs d'Etat arrivent progressivement au château de Bénouville pour le déjeuner officiel où François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés. Les chefs d'Etat se reposent quelque peu avant le début du déjeuner dans les salons privés qui leur sont réservés, la Reine Elisabeth étant la seule à bénéficier de deux salons privés.
Le président ukrainien Petro Porochenko est arrivé au château de Bénouville.
En marge de la commémoration du 70e anniversaire du Débarquement allié, la chancelière allemande et le président russe se sont rencontrés dans un hôtel de Deauville. Angela Merkel a rappelé au président Poutine que la Russie a "une grande responsabilité", a expliqué une porte-parole de la chancelière allemande.
Au cours de cet échange, la chancelière a estimé qu'après une élection présidentielle reconnue, il est temps de ramener la stabilité en Ukraine, notamment dans l'est du pays, a-t-il ajouté.
Les différents chefs d’Etat ont quitté le cimetière américain de Colleville après s’y être recueillis. Un déjeuner officiel au château de Bénouville, près du célèbre Pegasus Bridge, est prévu pour les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que les vétérans.
Après avoir écouté la sonnerie aux morts, et serrés les mains et discuté avec de nombreux vétérans présents, les deux chefs d'Etat se sont rendus au point d'observation qui surplombe la plage d'Omaha beach. Dernier temps fort de la cérémonie franco-américaine.
"La France n'oubliera jamais la solidarité entre nos deux nations" a affirmé François Hollande en rappelant les circonstances dramatiques du débarquement des troupes américaines sur la plage d'Omaha beach. "Jamais nous n'oublieront le sacrifice des soldats américains" a lancé François Hollande à l'intention de Barack Obama.
"Aujourd'hui encore nos deux pays sont unis pour répondre à d'autres menaces" a également souligné François Hollande en évoquant le réchauffement climatique, la pauvreté mais aussi le terrorisme.
Barack Obama a exprimé en retour la reconnaissance de l'Amérique aux "amis fidèles" que sont les Français. Et de souligner que "nôtre revendication pour la liberté est écrite avec le sang versé sur ces plages".
Le président français est arrivé au cimetière américain de Colleville, 20 minutes après son homologue américain. Il doit y être accueilli par Barack Obama. Les deux chefs d'Etat doivent y célébrer une cérémonie à la mémoire des combattants tombés lors du débarquement le 6 juin 1944.
Près de 10.000 personnes devraient assister à la cérémonie franco-américaine au cimetière de Colleville, non loin du site d'Omaha Beach.
François Hollande et Barack Obama (qui a atterrit sur les pelouses du cimetière à bord de l'hlicoptère officiel "Marine One") doivent présider la cérémonie d'hommage.
"Il y a 70 ans, le 6 juin, le jour se levait sur la Normandie. Et ce jour-là nous éclaire encore", a déclaré François Hollande devant le Mémorial de Caen, l'un des musées français les plus visités. "Ce jour-là 150.000 hommes venus d'Angleterre, d'Amérique et parfois même de bien plus loin, s'embarquaient pour la France", a-t-il ajouté devant des centaines de personnes émues rassemblées sous le soleil.
VIDEO - "Ce jour-là nous éclaire encore", déclare François Hollande
Le chef de l'Etat a rappelé que le 6 juin 1944 a marqué le début de "l'une des plus féroces batailles de l'Histoire de France" qui allait faire plus de 110.000 morts, dont plus de 20.000 civils.
Près de 400 vétérans du Commonwealth en grand uniforme ont participé vendredi matin à la cérémonie du 70e anniversaire du Débarquement à la cathédrale de Bayeux en présence du prince Charles mais aussi du Premier ministre britannique David Cameron, accueilli par son homologue français Manuel Valls.
La reine Elizabeth, qui a laissé son fils Charles présider cette cérémonie tandis qu'elle se rendra à l'hommage organisé un peu plus tard au cimetière militaire britannique de Bayeux, a souligné dans un communiqué « l'immense et héroïque effort » et les « incroyables sacrifices » des vétérans du Débarquement.
L'Elysée annonce l'arrivée de François Hollande à Caen pour le début des cérémonies du 70e anniversaire du Débarquement. Le président de la République est en fait arrivé à 8h53 au Mémorial de Caen, il a déposé une gerbe de fleurs et s'est recueilli devant le mémorial avant de parler à des civils témoins du Débarquement et des combats qui ont suivi.
En coulisses, la journée sera aussi l'occasion de rencontres au plus haut niveau, alors même que les tensions en Europe sont particulièrement fortes du fait de la crise ukrainienne. Le président russe Vladimir Poutine devait rencontrer la Chancelière Angela Merkel avant le début des cérémonies officielles du Débarquement en Normandie. Les deux dirigeants avaient déjà échangé mardi sur l'Ukraine par téléphone.
Dans une tribune publiée ce vendredi dans le quotidien Ouest-France , Angela Merkel a estimé que la paix et la liberté« peuvent être rapidement remises en cause ». « Les semaines passées nous montrent que les anciens et dangereux schémas de pensée ne sont nullement bannis des livres d'histoire. La paix et la liberté peuvent être rapidement remises en cause, le conflit en Ukraine nous en fournit la démonstration. Le souci est grand de voir se former de nouveaux fossés et lignes de partage », écrit Angela Merkel dans cette tribune.
Cette tribune est publiée aux côtés de cinq autres messages de responsables de pays occidentaux qui participent vendredi aux commémorations du 6 juin : le président de Pologne, Bronislaw Komorowski, le Premier ministre britannique, David Cameron, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, et le président français François Hollande. « Je nous souhaite (....) que nous nous assurions de nos convictions et de nos valeurs communes. Car ces convictions et ces valeurs nous unissent en Europe, elles sont inconciliables avec la guerre, la violence et les préjugés. Puisse donc le 6 juin nous inciter également à poursuivre notre engagement côte à côte pour la réussite de l'Europe, une Europe dans laquelle règne la primauté du droit et non la loi du plus fort », conclut la chancelière allemande.
À 9 heures, les cérémonies débuteront avec un hommage national présidé par François Hollande au Mémorial de Caen. Pour la première fois, un hommage officiel sera rendu aux 20.000 civils tués durant les 100 jours de la bataille de Normandie.
À 10h40, François Hollande rejoindra Barack Obama au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, qui surplombe Omaha Beach, sans doute l’une des plus célèbre et sanglante plages du Débarquement (1.000 tués, 2.000 blessés et disparus).
À la mi-journée, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que des vétérans se retrouveront au château de Bénouville, près du célèbre Pegasus Bridge, pour un déjeuner officiel.
A 14h30, François Hollande accueillera à Ouistreham ses homologues. Dans les gradins de 7.000 places, 3.000 ont été réservées aux vétérans et à leurs accompagnateurs et 2.000 aux Normands. Le point fort de la journée restera sans doute le spectacle en quatre actes symbolisant l’oppression, le Débarquement, la Libération, la paix et la construction européenne.