
L'ancien patron d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent, a dû verser 50 000 euros aux autorités togolaises avant sa remise en liberté provisoire en février après plus de cinq mois d'emprisonnement pour "complicité d'escroquerie", a-t-il affirmé vendredi.
"J'ai dû payer 50 000 euros, que j'ai empruntés", a assuré l'ancien grand patron, interrogé à l'occasion d'un "salon du polar" vendredi et samedi dans la périphérie de Brest, où il présentait "Granit rosse", sorti en 2012. La justice togolaise avait conditionné sa libération, pour raisons de santé, à une caution de neuf millions de dollars. M. Le Floch-Prigent a été arrêté en septembre 2012 à Abidjan puis transféré à Lomé, où il a été emprisonné pendant cinq mois et dix jours. Il a été libéré le 26 février et est rentré en France dès le lendemain. Il n'a jamais cessé de clamer son innocence.
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Consultant, avant son emprisonnement au Togo, dans le pétrole, en Afrique et au Moyen-Orient, l'ancien grand patron a assuré "ne plus pouvoir voyager". "Je ne peux plus faire le travail que je faisais avant", a-t-il regretté, disant craindre d'être "à nouveau enlevé". "J'ai été enlevé, puis transféré dans un autre pays, puis on a demandé une rançon", a-t-il indiqué.
"LÀ, ÇA VA MIEUX"
"Je vais commencer à parler, il est temps", a par ailleurs indiqué l'ancien grand patron français, expliquant qu'il n'avait pas souhaité s'exprimer publiquement après son retour en France car il voulait auparavant se faire soigner. M. Le Floch-Prigent souffre en particulier de psoriasis. Il devait subir fin septembre 2012 une intervention chirurgicale en France qu'il n'a pu subir qu'à son retour. "Là, ça va mieux", a-t-il assuré, indiquant qu'il préparait un ouvrage dans lequel il exposerait sa "vision du futur" en matière d'énergie et d'industrie.
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