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Par Nadéra Bouazza, publié le 12/07/2011 à 19:28
La guerre continue en Libye.Les parlementaires français ont voté la poursuite des opérations, ce mardi 12 juillet
, 4 mois après le début de la guerre.
REUTERS/Thaier al-Sudani
Le projet gouvernemental de poursuite des opérations en Libye a été adopté ce mardi à l'Assemblée nationale, après deux heures et demie de débats. Dans son discours, le Premier ministre François Fillon a rappelé l'historique de l'engagement français en Libye, sous l'égide d'une coalition internationale, puis de l'alliance atlantique.
"Kadhafi qualifiait les manifestants de rats et de drogués. L'un des fils promettait des rivières de sang aux habitants de Benghazi", note le Premier ministre, pour qui le choix de s'engager en Libye était "une décision mûrie et pesée".
Pour le Premier ministre, la France a simplement suivi l'appel des peuples arabes, aspirant à la liberté..
"Le choix de la responsabilité"
Après avoir minoré les craintes d'enlisement et de divisions au sein de l'Alliance atlantique, le Premier ministre vante les progrès des rebelles Libyens et des armées de l'Otan en Libye. L'étau se resserre sur Tripoli , promet-il, et il rappelle à maintes reprises le rôle précurseur de la France dans cette opération. "Dos au mur", Kadhafi doit partir, voilà la condition préalable à toute sortie de crise.
Le groupe socialiste représenté par le député Bernard Cazeneuve, déclare que le groupe socialiste votera la poursuite des hostilités, tout en émettant des réserves sur le parachutage d'armes légères aux rebelles libyens.
Le groupe communiste réclame un cessez-le feu
Seul le parti communiste, par la voix de Jean-Jacques Candelier, annonce son refus de voter la poursuite de l'engagement français en Libye. Le député communiste demande un cessez-le feu immédiat en Libye. "L'intervention devait durer seulement quinze jours", rappelle le député aux parlementaires présents, largement acquis à la poursuite des opérations.
L'élu du Nord met ensuite en exergue les contradictions de la majorité présidentielle dans sa politique extérieure, notamment à l'égard de nombreux dictateurs aujourd'hui décriés, mais longtemps salués par les dirigeants français. "Après vous êtes compromis avec le régime Kadhafi, vous livrez une bataille contre lui...Tout est question d'intérêts mercantiles", a jugé le député communiste
Consensus pour la poursuite des opérations
Son intervention n'a pas entamé le consensus qui règnait ce mardi à l'Assemblée. 482 députés se sont prononcés pour la poursuite de l'intervention en Libye, 27, dont les communistes, contre. Le Sénat devait se prononcer à son tour en fin de journée.
La France va donc continuer ses opérations en Libye et réfléchira ce vendredi en Turquie aux paramètres d'une sortie de crise, le départ de Kadhafi suivi d'un cessez-le feu immédiat sous l'égide des Nations-Unies.