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LEMONDE.FR avec AFP | 26.11.11 | 17h13

C'est seulement la deuxième fois en 40 ans que les Congolais votent démocratiquement. AFP/PHIL MOORE
"C'est de l'intolérance politique. C'est la seule façon pour eux (le pouvoir en place) d'étouffer l'expression du peuple. Nous n'allons pas nous laisser faire", a immédiatement réagi Jacquemin Shabani, le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d'Etienne Tshisekedi, principal rival du président sortant Joseph Kabila. Au dernier jour de la campagne électorale en vue de la présidentielle et des législatives, MM. Kabila et Tshisekedi avaient prévu de tenir leurs derniers grands meetings dans la capitale.
VIOLENCES
Quelques incidents s'étaient déjà produits dans la matinée. Deux personnes ont été blessées par balle aux jambes autour de l'aéroport, apparemment par la police, dans des circonstances non élucidées, lorsque des militants de l'UDPS ont lancé des pierres contre le convoi vide du président Kabila qui venait d'arriver sur les lieux. La police a également dispersé avec des grenades lacrymogènes des militants de l'UDPS qui commençaient à se rassembler sur l'avenue et la place prévues pour la dernière harangue de M. Tshisekedi.
Des forces de police ont bloqué dans l'après midi le convoi du candidat de l'opposition qui aller tenir un dernier meeting au centre ville, malgré l'interdiction. "Nous allons au stade des Martyrs, c'est là que je vais tenir mon meeting", a-t-il lancé à quelques milliers de ses partisans à l'aéroport de Ndjili avant de monter dans un 4 x 4 rouge et de partir pour la ville, debout à travers le toit ouvrant.
Son convoi a été rapidement bloqué par quatre pick-up de la police ainsi qu'un gros camion blindé et grillagé postés en travers de la bretelle de sortie vers la capitale congolaise.
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