L'otage Philippe Verdon n'aurait pas été exécuté comme l'avait annoncé le 19 mars un message d'Aqmi. Selon Le Parisien, le Français, enlevé par Aqmi au Mali en compagnie de Serge Lazarevic en 2011, serait mort des suites d'une maladie contractée avant son enlèvement. Le porte-parole du groupe terroriste avait présenté cet acte geste comme une réponse à l'intervention française au Mali.
Jean-Pierre Verdon, le père de l'otage, aurait, selon le quotidien, tiré cette conclusion alors qu'il était reçu par François Hollande, à l'Elysée, vendredi. Le chef de l'Etat recevait également les familles des autres captifs du Sahel.
On savait Philippe Verdon en mauvaise santé au moment de sa capture, et les autorités françaises avait déjà envisagé qu'il ait pu être vaincu par la maladie avant que ses geôliers s'attribuent la responsabilité de sa mort.
Dans le passé, plusieurs otages en mauvaise santé ont été considérés comme morts par Paris sans que leur corps ne soit jamais récupéré ni les conditions de leur décès élucidées. Il en a été ainsi pour Marie Dedieu, enlevée en octobre 2011 au Kenya et détenue en Somalie, et pour Michel Germaneau, enlevé au Sahel et dont l'exécution avait été annoncée le 25 juillet 2010.
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