«Nous avons engagé, avec l'armée malienne et la Minusma (Force de l'ONU au Mali), une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger. L'objectif de cette opération, baptisée Hydre, est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence (...) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées (...) pour participer à la stabilité du pays», a expliqué le colonel Jaron, en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une réponse aux attaques menées récemment par des éléments jihadistes.
Des actions ponctuelles
Interrogé sur les attaques jihadistes enregistrées ces dernières semaines au Mali, dont la dernière en date s'est produite mercredi à Tessalit, à moins de 90 km de la frontière algérienne, il a souligné que les forces françaises n'étaient pas surprises de «voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en œuvre» à l'approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.
«A chaque fois, il s'agit d'opérations très concentrées géographiquement, qui ne s'inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d'action de terroristes», en voulant «frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps», a-t-il analysé.
Les assaillants à Tessalit voulaient aussi «frapper les esprits» et non pas «conquérir la ville», a ajouté le colonel Jaron, en saluant la réactivité du bataillon tchadien, qui «a très rapidement repris l'initiative». «Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés. Et par moments, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives», a-t-il poursuivi.
Le 31 mai, François Hollande avait estimé que l'intervention française Serval était une réussite, le Nord-Mali n'étant plus sous le joug d'organisations islamistes. Pour autant, il avait assuré que «la France sera au côté» des Africains pour lutter contre le terrorisme, évoquant notamment la formation, l'encadrement et l'équipement des troupes.


