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Maltraitance - Prison ferme pour avoir massacré des brebis

Maltraitance - Prison ferme pour avoir massacré des brebis

 
 

Deux hommes ont été condamnés à des peines de prison ferme par le TGI de Guéret (23) pour des faits d’une extrême cruauté commis envers trois brebis. Une décision d’une rare fermeté, dont se félicite la Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile dans ce procès.

Prison ferme pour avoir massacré des brebisDeux hommes âgés de 25 ans ont été condamnés (14/6/11) par le tribunal de grande instance de Guéret (23) à des peines de prison ferme pour des actes de cruauté et sévices graves commis envers trois brebis appartenant à un éleveur de la région. L’un a écopé de 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme, l’autre de 2 ans d’emprisonnement dont 4 mois ferme. Ils devront également s’acquitter - aux côtés de deux autres prévenus mis en cause pour recel, et qui ont pour leur part échappé à la prison - de 1 700 euros au titre du préjudice matériel et moral du propriétaire des animaux.

Animaux éventrés

Les faits sont d’une violence inouïe. Deux brebis ont été littéralement massacrées. Egorgées et éventrées à l’aide d’un objet contondant, les gendarmes de Crocq (23) retrouveront même un fœtus sorti du corps d’une femelle. Les animaux seront abandonnés, encore vivant pour l’un d’entre eux, qui devra être euthanasié le lendemain.

  « Une condamnation satisfaisante, car dans la majorité des cas, les peines de prison ferme - pourtant prévues dans le cas d’actes de cruauté commis envers les animaux - sont rarement prononcées.   

Me Eva Souplet

Une troisième brebis, égorgée elle-aussi, sera chargée dans le coffre de la voiture des deux individus. C’est à la faveur d’une banale patrouille de surveillance que les gendarmes découvrent le cadavre de l’animal, et décident immédiatement le placement en garde à vue des jeunes gens, qui reconnaîtront les faits mais sans expliquer leur geste.

Pas de peine complémentaire

Pour Me Eva Souplet, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis, « ces condamnations sont satisfaisantes dans la mesure où, dans la majorité des cas, les peines de prison ferme - pourtant prévues dans le cas d’actes de cruauté commis envers les animaux - sont rarement prononcées ». Selon l’article 521-1 du code pénal, ces actes sont passibles de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Si la Fondation 30 Millions d’Amis juge les peines prononcées à la hauteur de cette véritable barbarie, elle regrette cependant l’absence d’interdiction définitive de détenir des animaux.

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