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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a quitté Kaboul ce samedi après une visite de deux jours ayant pour thème la coopération sécuritaire entre la France et l'Afghanistan, alors que les troupes françaises achèvent leur retrait de ce pays. L'avion du ministre a décollé de l'aéroport civil et militaire de Kaboul vers 16h15 locales (13h45 à Paris), a-t-on appris de source diplomatique. Le ministre de l'Intérieur était arrivé vendredi à 8h locales (5h30 à Paris).
Manuel Valls avait précédemment rencontré samedi le président Hamid Karzaï ainsi que le ministre de l'Intérieur afghan Mujtaba Patang. La veille, il s'était rendu dans le Wardak, une province instable du sud, où des gendarmes français forment les forces de sécurité afghanes. «Ma présence démontre, après celles du président de la République et des ministres de la Défense et des Affaires étrangères, notre engagement aux côtés de l'Afghanistan», a affirmé Manuel Valls dans un court discours.
«Une page se tourne, une autre s'ouvre», a-t-il poursuivi. La France, une fois le retrait de ses troupes achevé à l'été 2013, poursuivra ses relations avec l'Afghanistan dans le cadre d'un traité de coopération signé entre l'ex-président Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï.
Le volet sécuritaire de cet accord comprend quatre grands axes de coopération: le partenariat entre l'Ancop (une unité d'élite de la police) et la gendarmerie, celui «dans la lutte contre les stupéfiants», «le soutien de la police judiciaire» afghane et «un appui au développement de la sécurité civile», a expliqué Manuel Valls, ajoutant que «la lutte contre le terrorisme» serait aussi abordée.
Manuel Valls était le troisième ministre régalien du gouvernement Hollande à venir à Kaboul, où le chef d'Etat lui-même avait fait un passage peu après son élection. Après onze années de présence en Afghanistan et jusqu'à 4.000 soldats sur place, l'armée française, qui fait partie de la coalition de l'Otan, est en train d'achever son départ du pays. Seuls quelque 500 hommes -des formateurs, médecins et coopérants notamment- resteront dans le pays après l'été 2013.