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Pour Thierry Mariani, la victoire de Jean-François Copé n'est pas négociable. Photo : AFP
François Fillon revendique la victoire. Comment réagissez-vous ?
Il y avait un arbitre dans cette élection, la fameuse Cocoe présidée par le doyen Patrice Gélard. La seule décision qui a été prononcée par cette commission, à l'unanimité, c'est la victoire de Jean-François Copé. Même si on aurait rêvé celle-ci plus large, il n'y a dès lors pas de contestation possible.
François Fillon demande qu'Alain Juppé assure la direction du parti "de façon transitoire"...
Il n'y a pas de transition ! Jean-François Copé est le président. Et une transition pour faire quoi ? Il serait temps de siffler la fin de tout cela. Nos militants, y compris ceux qui ont voté Fillon, en ont plein la tête. Ils n'avaient rien contre l'un ou contre l'autre. Moi, j'ai choisi Copé, mais j'aime bien Fillon également. Il y aura une prochaine élection dans trois ans. Aujourd'hui, un candidat a gagné. Maintenant, il faut travailler tous avec lui. Copé a tendu la main à Fillon en lui proposant une vice-présidence mardi. L'heure devrait être à la réconciliation.
Craignez-vous une bataille de procédures devant la commission des recours du parti ?
Ce serait désastreux pour les militants. Ce qu'ils attendent, c'est qu'on s'oppose au mariage homosexuel ou qu'on réagisse face à la perte du triple A. Mais cela ne me fait pas peur juridiquement. L'UMP est une organisation qui respecte le droit. S'ils sont si sûrs d'eux, ils n'ont qu'à faire un recours devant la commission des conflits, et après ils pourront même encore aller devant les tribunaux. Mais dans ce cas, on regardera tout, y compris certains bureaux à à Nice où il y avait 130 bulletins de trop sans émargement.
Tout cela ne fragilise-t-il pas encore un peu plus la légitimité de Jean-François Copé ?
Ce n'est pas idéal. Mais je crois surtout que cela fragilise ceux qui ne cessent de contester. Il est certain également que cela ne donne pas une bonne image pour l'UMP. Le PS avait mis quatre jours pour désigner son premier secrétaire en 2008. On en est au troisième. Nous ne sommes pas obligés de faire pareil qu'eux ou pire.