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En mars, deux cent soixante et onze personnes ont péri dans des attentats en Irak, ce qui fait de ce mois le plus meurtrier depuis août 2012, deux cent soixante-dix-huit personnes étaient alors mortes dans des violences. Un chiffre qui vient illustrer l'instabilité dont souffre toujours le pays dix ans après le début de l'invasion américaine, le 20 mars 2003.
La veille du dixième anniversaire a d'ailleurs été, avec cinquante-six morts, la journée la plus meurtrière.
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La situation sécuritaire est d'autant plus préoccupante que l'Irak doit organiser des élections provinciales dans moins de trois semaines dans douze de ses dix-huit provinces. Lesquelles sont directement visées par les violences, puisque onze candidats, tous sunnites, ont été tués dans des attentats depuis le début de la campagne.
"ENTRAVER LA BONNE MARCHE DES ÉLECTIONS"
Par ailleurs, les régions de l'Ouest et du Nord, où les sunnites sont majoritaires, sont agitées depuis trois mois par de gigantesques manifestations. S'y côtoient les mots d'ordre appelant au départ du premier ministre chiite, Nouri Al-Maliki, et ceux réclamant la fin de la "marginalisation" dont les sunnites s'estiment victimes. Préoccupé par l'insécurité qui y règne, le gouvernement a reporté le scrutin sine die à Anbar et à Ninive, deux provinces à majorité sunnite.
Un haut responsable de l'antiterrorisme irakien a mis en avant la proximité du scrutin pour expliquer ce regain de violences. "Les forces terroristes qui rejettent le processus politique ont augmenté leurs activités pour causer un maximum de dégâts à l'appareil sécuritaire. Elles veulent entraver la bonne marche des élections", a-t-il assuré, sous couvert de l'anonymat.