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Matignon donne son accord à la consultation des entreprises sur l'autoroute A831

Matignon donne son accord à la consultation des entreprises sur l'autoroute A831

Le Monde.fr | <time datetime="2014-08-01T12:26:17+02:00" itemprop="datePublished">01.08.2014 à 12h26</time> • Mis à jour le <time datetime="2014-08-01T17:16:18+02:00" itemprop="dateModified">01.08.2014 à 17h16</time> |Par Laetitia Van Eeckhout  lien 

 
<figure>Le premier ministre Manuel Valls et la ministre de l'écologie Ségolène Royal, à l'Assemblée nationale, le 8 avril.</figure>

Le premier ministre Manuel Valls a, jeudi 31 juillet, donné son feu vert à la consultation des entreprises sur la réalisation de la A831, ce tronçon d’autoroute en projet reliant Fontenay-le-Comte (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime) auquel Ségolène Royal s'est opposée.

« Le gouvernement n’a pas d’objection à ce que la procédure de consultation soit lancée afin de connaître le coût de cet ouvrage », affirme-t-il dans un courrier adressé à Jacques Auxiette, président socialiste des Pays de la Loire, Dominique Bussereau et Bruno Retailleau, respectivement présidents UMP du conseil général de Charente-Maritime et du conseil général de Vendée, et Hugues Fourage, député PS de Vendée, qui l’avaient saisi après que la ministre de l’écologie eut exprimé son opposition.

Le 25 juillet, Ségolène Royal déclarait, à la surprise générale, mettre son veto à ce projet d’autoroute traversant le parc naturel régional du Marais poitevin, affirmant qu’elle « ne transmettrait pas le dossier de consultation technique aux entreprises » et justifiant son opposition par des raisons budgétaires et environnementales. Ces déclarations avaient suscité une bronca des élus du territoire qui jugent « essentiel » ce projet pour le développement du sud de la Vendée, en termes de sécurité, de désenclavement du territoire et d’emplois.

Lire aussi : Ségolène Royal empêtrée dans la polémique sur l'autoroute A831

« INSERTION ENVIRONNEMENTALE DÉLICATE »

Dans son courrier, Manuel Valls rappelle « l’insertion environnementale délicate »du projet et demande que les « modifications substantielles » déjà apportées prenant en compte cette préoccupation soient « portées à la connaissance du public ». Et il appelle les élus à inscrire encore davantage le projet dans une démarche de « développement durable ». Le premier ministre demande cependant à ce que « parallèlement » soit « chiffrée la solution alternative de contournement de Marans » évoquée par la ministre de l’écologie.

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Les élus se félicitent du feu vert du premier ministre à la poursuite de la procédure. Et ils s’engagent à réaliser le chiffrage du « plan B » suggéré par la ministre.« Cette demande du premier ministre est une douceur faite à Mme Royal mais nous ferons ce chiffrage », assure Bruno Retailleau, président du conseil général de Vendée, qui souligne que ce contournement de la route actuelle par Marans toucherait aussi le Marais poitevin et rappelle que 125 millions d’euros de mesures écologiques sont d’ores et déjà prévus pour le projet de la A831.

« Si ce contournement par Marans avait pu se faire, il aurait été déjà fait », abonde le député PS Hugues Fourage, insistant sur la dangerosité de la route actuelle que ce contournement par Marans ne résoudrait pas. « Nous ne cherchons pas à ce qu’il y ait des gagnants et des perdants, mais à ce que cette autoroute puisse se faire », ajoute-t-il cependant. Et de rappeler que les élus sont prêts à assumer le coût financier de ce projet d’autoroute. Dans son courrier, Manuel Valls souligne en effet clairement que « les collectivités locales porteront la charge de façon exclusive [de] ce projet ambitieux ».

 
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