«Nous sommes mieux préparés au combat que nos amis socialistes qui improvisent tous les jours.» Invité dimanche soir du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», Jean-Luc Mélenchon n'a pas baissé la garde. Depuis des semaines, l'ex-candidat à la présidentielle et porte-parole du Front de gauche critique le gouvernement et le chef de l'État . Il a justifié cette position dimanche, indiquant avoir comme objectif de «les réveiller». Celui que les sondages qualifient de «meilleur opposant» à François Hollande - même s'il préfère le titre d'«ayant droit» - regrette que la gauche n'ait pas «immédiatement marqué son terrain» à son arrivée au pouvoir après dix ans d'absence, «comme Nicolas Sarkozy l'avait fait» à droite en 2007. Or, sur le plan économique, l'eurodéputé considère que «ce qui se prépare est au moins aussi grave que ce qui s'est passé en 1929 et qui a débouché sur une guerre…». Dénonçant la «petite musique» socialiste et surtout «les choix austéritaires», il a estimé que la décision de revenir à 3 % de déficit public est «une folie», «suicidaire». «Les agences de notation et les financiers sont des tigres de papier auxquels on cède tout, chaque jour», a-t-il attaqué ...