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Au lendemain de la première séance de négociations en vue d'une éventuelle grande coalition entre les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), chacune des deux parties a fait ce samedi 5 octobre un nouveau pas, l'un vers l'autre.
Dans sa traditionnelle vidéo hebdomadaire, Angela Merkel, interrogée sur les priorités de la prochaine législature, répond : "réduire la montagne de dette" et "investir dans l'éducation et la recherche". Cela tombe bien, ces domaines sont également ceux considérés comme prioritaires par le SPD. De son côté, celui-ci, par la voix de son président Sigmar Gabriel, estime que, pour les sociaux-démocrates, "les hausses d'impôts ne sont pas une fin en soi". Cela tombe également bien : la CDU et la CSU ne veulent pas en entendre parler.
Déjà, hier, les négociations semblent s'être déroulées dans une bonne ambiance. Ainsi, Andrea Nahles, secrétaire générale du SPD et représentante de l'aile gauche du parti, a même complimenté Horst Seehofer, président de la CSU et ministre-président de la Bavière. Pourtant, a priori, ces deux-là sont habituellement à couteaux tirés.
Reste que, de l'avis général, c'est le 14 octobre, lors de la prochaine séance, que les deux parties aborderont le fond des sujets susceptibles d'occuper la prochaine législature. On saura alors si un consensus se dessine ou non entre les conservateurs et les sociaux-démocrates. Mais rappelons qu'un éventuel contrat de coalition reste soumis à l'approbation des adhérents sociaux-démocrates et que celle-ci est loin d'être acquise.