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Mobilisation contre l'austérité : Hollande "débordé par la gauche"

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Mobilisation contre l'austérité : Hollande "débordé par la gauche"

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2012-10-01T08:29:47+02:00" itemprop="datePublished">01.10.2012 à 08h29</time> • Mis à jour le <time datetime="2012-10-01T09:08:36+02:00" itemprop="dateModified">01.10.2012 à 09h08   </time>
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<figure class="illustration_haut"> Manifestation contre le traité budgétaire européen, le 30 septembre à Paris. </figure>

François Hollande littéralement "débordé par la gauche", c'est ce qu'estiment de nombreux éditorialistes lundi 1er octobre, au lendemain de la manifestation contre le traité européen et les politiques d'austérité qui a réuni des dizaines de milliers de personnes et qui sonne comme un "premier coup de semonce" pour le chef de l'Etat.

Lors de cette mobilisation, les manifestants ont clairement dit "non... à la politique menée par François Hollande depuis son élection", écrit Nicolas Demorand dans Libération, soulignant que ce mouvement "trouvera, à coup sûr, un écho au-delà des troupes du Front de gauche" alors que "le sentiment de frustration politique déborde largement ce cercle depuis la rentrée". Cette protestation représente "une première (et une grosse !) pierre posée pour faire barrage à l'austérité", prévient Patrick Appel-Muller dans L'Humanité.

Lire : Plusieurs milliers de personnes défilent à Paris pour dire non à "l'austérité"

"CARTON ROUGE"

C'est un "carton rouge qui a été adressé au gouvernement", assure Jacques Camus dans La République du Centre et cette "marche populaire... relayée par des partis de gauche, des syndicats et des associations, est un vrai caillou dans les godasses de l'exécutif".

Pour Dominique Garraud, de La Charente libre, "la mobilisation pour cette première manifestation de la gauche de la gauche depuis l'élection de François Hollande est loin d'être anecdotique" et le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, "prend date pour des jours qui déchantent".

"PARFUM DE DÉSENCHANTEMENT"

"Que la première grande manifestation d'opposition à la politique du gouvernement Ayrault soit organisée par des partis de gauche est tout sauf anodin. François Hollande aurait bien tort de n'y voir que l'expression d'une colère passagère, prévient Pierre Fréhel dans Le Républicain lorrain. Lui qui s'était engagé à 'réenchanter le rêve français' paie aujourd'hui les conséquences d'une promesse ambiguë." "La gauche radicale, coachée par un Mélenchon revanchard, n'allait pas manquer de s'en emparer pour réclamer des comptes, poursuit l'éditorialiste. Aulnay, Florange, la programmation de l'austérité et la valse des plans sociaux lui fournissent, quatre mois après 'sa' victoire, l'occasion de crier à la trahison."

"François Hollande vient de se faire déborder par la gauche, c'était à prévoir", commente Pascal Coquis dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Pour le chef de l'Etat, c'est évidemment là le pire des scénarios. Lui qui entendait symboliser le changement incarne désormais, pour une partie de son électorat et même de sa base, une sorte de continuité avec le précédent gouvernement", ajoute-t-il, parlant d'un "parfum de désenchantement". "Cette manifestation, estime-t-il, résonne comme un premier coup de semonce."

</article> Une majorité de Français pour le traité

Soixante-quatre pour cent des Français voteraient "oui" au traité budgétaire européen s'il était soumis à référendum, contre 36 % qui voteraient "non", selon un sondage BVA publié lundi par Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Parmi les électeurs de François Hollande à la dernière présidentielle, ils seraient 54 % à voter en faveur du traité qui limite les déficits publics, alors qu'ils sont 75 % chez ceux de Nicolas Sarkozy. La "règle d'or", un des points centraux du traité, est approuvée par 72 % des personnes interrogées, 25 % se prononçant contre et 3 % étant sans opinion.

BVA souligne que si le "oui" semble devoir l'emporter largement, un scénario analogue à celui du référendum de 2005 qui avait rejeté le traité de Lisbonne n'est pas à exclure, car 45 % de ceux qui voteraient "oui" indiquent que leur choix pourrait changer, ainsi que 40 % des partisans du "non".
Le sondage a été effectué les 27 et 28 septembre par internet auprès d'un échantillon représentatif de 991 personnes. - (avec AFP)


 

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