Avant d'annoncer au monde du football qu'il était bien candidat à sa propre succession à latête de l'instance internationale du football, le dirigeant a tenté d'esquisser un pas de danse avec l'actrice, mannequin et présentatrice de télévision brésilienne Fernanda Lima qui avait officié pour le tirage au sort du Mondial.
Là, il est clairement apparu que Sepp Blatter était moins bon danseur qu'homme politique... «Je me sens bien, mon mandat va se terminer le 29 mai 2015, mais ma mission n'est pas finie, je vous le dis, ensemble, nous construirons une nouvelle Fifa, nous avons le budget pour 2014-18, vous déciderez pour qui voter en 2015, mais je suis prêt pour vous accompagner dans le futur», a ainsi déclaré le septuagénaire qui a pris soin de ne pas prononcer les mots «officiellement candidat». Car comme il l'a rappelé plus tard en conférence de presse, «la période électorale légale à la Fifa n'est pas ouverte».
Ces déclarations ne constituent en aucune manière une surprise, le dirigeant suisse ayant confié dans une interview à un quotidien helvète qu'il serait probablement candidat à sa propre succession pour un 5e mandat.
VIDEO. Le pas de danse de Sepp Blatter avec Fernanda Lima
En revanche, Blatter a été un peu plus loquace sur l'argent autour du ballon rond. Dans son discours de bienvenue, sans mentionner le «Qatargate», ni les mots Mondial-2022 et Qatar, il a donc déclaré : «Le foot n'est pas seulement un jeu, c'est devenu, qu'on le veuille ou non, une entreprise qui pèse plusieurs milliards de dollars et génère parfois des controverses et des situations compliquées».
Depuis l'attribution du Mondial-2022 au Qatar en décembre 2010, c'est un flot ininterrompu d'accusations de corruption qui est charrié par la presse, surtout anglaise, et qui déferle sur la Fifa. C'est ce qu'on appelle le «Qatargate».
Michael J. Garcia, enquêteur de la Fifa, doit remettre dans six semaines son rapport sur le Mondial-2022 à la chambre de jugement du comité d'éthique de la Fifa. Blatter espère que les conclusions de cette chambre seront rendues en septembre ou octobre.
1,4 milliards de dollards en caisse
Des sponsors de la Fifa comme Visa, Hyundai, Coca Cola, Adidas, Budweiser ou Sony, ont sommé en début de semaine la Fifa d'agir pour mettre fin au «Qatargate». «J'ai bien peur que la Fifa ne se conduise comme une famille de mafieux. Elle possède une longue tradition de pots-de-vin, magouilles et de corruption», a déclaré Lord David Triesman lors d'un débat à la Chambres des Lords. L'ancien président de la Fédération anglaise a ensuite assimilé Blatter à "Don Corleone".
L'instance présidée par Blatter est pour l'heure sereine, puisqu'elle a annoncé à Sao Paulo disposer désormais de 1,432 milliard de dollars (1,055 mds EUR) en caisse, ce qui lui permet de faire face à des imprévus.
VIDEO. Blatter reconnait que le foot est business
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Beckenbauer, blanc comme neige
LE « KAISER » Franz Beckenbauer a assuré n'avoir absolument rien à cacher sur les soupçons de corruption dans le cadre de l'attribution des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar, dans un entretien accordé hier au quotidien allemand Bild. « Je n'ai absolument rien de rien à cacher (dans ces dossiers) et je suis évidemment aussi d'avis qu'il doit y avoir des sanctions pour les responsables quand une corruption est prouvée », a-t-il déclaré.
LE « KAISER » Franz Beckenbauer a assuré n'avoir absolument rien à cacher sur les soupçons de corruption dans le cadre de l'attribution des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar, dans un entretien accordé hier au quotidien allemand Bild. « Je n'ai absolument rien de rien à cacher (dans ces dossiers) et je suis évidemment aussi d'avis qu'il doit y avoir des sanctions pour les responsables quand une corruption est prouvée », a-t-il déclaré.


