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Montebourg :

 

Interview

Politique  |  16 mars 2013    lien

Montebourg : "La hausse de l'euro ne doit pas effacer tous nos efforts"

INTERVIEW - Le ministre du Redressement productif veut faire de la Semaine de l'industrie un grand rendez-vous. Il parle de son combat antidépressif. Extraits de l'interview à paraître demain dans le JDD.
Arnaud Montebourg A paraitre dans leJDD

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, gare de Lyon à Paris. Un train de l'industrie et de l'innovation partira de là mardi et fera étape dans dix-neuf villes. (Eric Dessons/JDD)

La Semaine de l'industrie démarre demain à Saint-Étienne. En tant que ministre du Redressement productif, vous serez sur tous les fronts. Que comptez-vous faire?
Je suis à la tête d'un ministère de combat et d'unité nationale au service de la renaissance industrielle de la France. Le rapport Gallois a constitué la première étape de ce processus et donné lieu au pacte de compétitivité. J'ai tenu à accentuer la force de ce rendez-vous qu'est la Semaine de l'industrie car une nation qui ne produit plus devient soumise à celles qui produisent. Un "train de l'industrie et de l'innovation" partira de la gare de Lyon mardi et fera étape dans 19 villes.

Après Montebourg le "Pompier" voici Montebourg le "Bâtisseur"?
Il n'y a pas deux Montebourg. Ma politique industrielle avance sur deux jambes. On m'a reproché de faire le pompier. Mais il y a nécessité à préserver l'appareil industriel et notre savoir-faire technologique. Auparavant, personne ne l'avait jamais fait. Depuis mon arrivée, nous avons sauvé 59.961 emplois sur 70.909 postes menacés. Avec mon autre jambe, nous rebâtissons, comme à l'époque des grands plans pompidoliens. On renforce tous nos points forts et on unifie les forces par filières autour de projets d'avenir. J'appelle cela le colbertisme participatif. Nous avons, par exemple, l'ambition de promouvoir le TGV du futur, le véhicule deux-litres dans l'automobile ou encore le bio-fioul pour l'aéronautique. Et puis, il y a toutes ces innovations du quotidien, ces objets de la nouvelle France industrielle que nous présentons au grand public.

La France en fait-elle assez pour rester compétitive?
Nous avons mobilisé 20 milliards d'euros en faveur des entreprises pour qu'elles investissent et recrutent. La droite en parlait mais n'a rien fait. La gauche a pris le taureau par les cornes. Maintenant, il ne faudrait pas que la hausse de l'euro efface tout cela. Sinon, nous aurons fait cet effort pour rien. Lorsque l'euro prend 10 centimes face au dollar, cela se traduit pour EADS par une perte de 1 milliard de profitabilité. Aux niveaux actuels, la monnaie unique ne correspond pas aux fondamentaux économiques de la plupart des pays européens.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dimanche dans le JDD.

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