Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Le Point.fr - Publié le <time datetime="2014-08-25T15:45" itemprop="datePublished" pubdate="">25/08/2014 à 15:45</time> - Modifié le <time datetime="2014-08-25T17:23" itemprop="dateModified">25/08/2014 à 17:23 </time>lien
Tandis qu'Arnaud Montebourg, ministre de l'Économie démissionnaire, sera l'invité du JT de TF1 lundi soir - en même temps que son camarade Benoît Hamon, ministre de l'Éducation du gouvernement sortant, invité du JT de 20 heures de France 2 -, Arnaud Montebourg a tenu une conférence de presse en direct de Bercy, lundi après-midi.
"Aujourd'hui, le monde entier nous presse, nous supplie même de faire cesser ces politiques d'austérité absurdes qui continuent d'enfoncer la zone euro (...), bientôt dans la déflation", a commencé l'ancien ministre de l'Économie. "Erreurs et entêtements absurdes ont ouvert des questionnements, des débats et des désaccords", a poursuivi Arnaud Montebourg, ajoutant que "les politiques d'austérité ne marchent pas et, en plus d'être inefficaces, sont injustes".
"Il existe un autre chemin pour l'Europe", estime l'ancien ministre. "J'ai adressé au chef de l'exécutif des notes et des lettres pour tenter d'adjurer le président de la République de faire cesser des politiques qui portent des risques pour notre économie." "La France est à l'arrêt et le chômage poursuit sa progression pendant que partout ailleurs, il baisse", a fustigé Montebourg, et "nous avons la "responsabilité imminente d'interrompre le coulage de l'économie par l'austérité".
"C'est donc avec la fierté du devoir accompli (...) que j'ai indiqué cet après-midi à monsieur le Premier ministre que s'il jugeait que je me trompais, je croyais nécessaire de reprendre ma liberté comme il a accepté de me la rendre", a poursuivi Arnaud Montebourg, avant de remercier Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, qui ont "eux aussi fait le choix de leurs idéaux et de leurs convictions. Je vous embrasse tous deux", laissant ainsi entendre que ses deux collègues ne feraient pas partie du futur gouvernement de Manuel Valls, dévoilé mardi.
"Je n'ai jamais ressenti la moindre crainte à défendre mes convictions d'homme engagé." "Que vais-je faire de cette liberté retrouvée ? Je vais prendre exemple sur Cincinnatus et retourner à mes champs et charrues", a conclu Arnaud Montebourg, qui a annoncé vouloir continuer à se battre pour sa "grande cause nationale" : "le made in France". "Vive le redressement productif, vive la République, et vive la France !"