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Moralisation : Jean-Luc Mélenchon dénonce "le recyclage de vieux outils"

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Le Point.fr - Publié le <time datetime="2013-04-10T15:00" itemprop="datePublished" pubdate=""> 10/04/2013 à 15:00</time>

Le coprésident du Parti de gauche estime que le président réinvente

une "loi des suspects", "à l'époque une bonne loi", a-t-il par

ailleurs souligné.

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Jean-Luc Mélenchon estime que les institutions souffrent d'une "dérive monarchique" qui s'ajoute à l'"argent roi".

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Jean-Luc Mélenchon estime que les institutions souffrent d'une "dérive monarchique" qui s'ajoute à l'"argent roi". © Émile Pol / Sipa

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En déplacement à Marseille, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG), a estimé que François Hollande recyclait "de vieux outils" en inventant une "loi des suspects", après que le chef de l'État eut détaillé les "trois grandes orientations" du plan de moralisation de la vie publique. Le problème, "ce n'est pas cette loi des suspects que vient d'inventer le président de la République en recyclant de vieux outils institutionnels qui existent déjà. Comme si le grand problème aujourd'hui, c'était l'honnêteté des élus", a déclaré à la presse l'ancien candidat à la présidentielle à son arrivée à la gare Saint-Charles à Marseille.

 

"Non, [le problème,] c'est la dérive d'une institution monarchique de la République, plus celle de l'argent roi, et [François Hollande] ne répond ni à l'une ni à l'autre des questions. Il dit juste, c'est pas moi, c'est l'autre", a ajouté M. Mélenchon.

Interrogé par l'AFP sur la loi des suspects, un décret adopté le 17 septembre 1793 sous la Terreur pour faire la chasse à certains citoyens, le député européen du Front de gauche a répondu qu'il n'y faisait pas référence dans sa critique de François Hollande, "car à l'époque, c'était une bonne loi".

M. Mélenchon devait se rendre ensuite dans un local du Parti de gauche dans le nord de Marseille avant de participer à un "meeting festif européen" contre l'austérité à Martigues (Bouches-du-Rhône) dans la soirée.

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