Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.

Publicité

Nantes: le père perché dans sa grue refuse toujours de descendre

<header class="article_header">

Nantes: le père perché dans sa grue refuse toujours de descendre

Par , publié le <time datetime="2013-02-17 09:57:00" itemprop="datePublished" pubdate="">17/02/2013 à 09:57</time><time datetime="2013-02-17 17:46:30" itemprop="dateModified">, mis à jour à 17:46    </time>
lien

La préfecture de Loire-Atlantique a proposé à Serge Charnay, retranché depuis vendredi dans une grue à Nantes pour obtenir le rétablissement du droit de visite auprès de son enfant, de lui livrer eau et vivres.

<aside class="toolbar">

 

</aside> <figure class="ouverture"> Nantes: le père perché dans sa grue refuse toujours de descendre <figcaption>

NANTES- Serge Charnay a perdu le droit de visite de son fils Benoît il y a deux ans à la suite de sa condamnation pour soustraction d'enfant.

AFP PHOTO / FRANK PERRY

</figcaption> </figure> </header>

Serge Charnay, retranché depuis vendredi matin dans une grue géante pour obtenir le rétablissement du droit de visite de son fils s'obstine. 

Nicolas Moreno, l'autre père qui s'était retranché lui aussi dans une grue samedi est monté rejoindre serge Charnay dans l'après-midi pour tenter de le convaincre de redescendre. 

Serge Charnay avait refusé dimanche en début d'après-midi l'offre de la préfecture de lui livrer eau, vivres et médicaments. "Vers 14H00, nous lui avons proposé de lui faire passer eau, nourriture et médicaments. Il nous a répondu qu'il n'avait besoin de rien", a déclaré à l'AFP le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze.

"Les autorités sont dans la recherche d'un contact direct avec M. Charnay qui ne donne pas suite et semble préférer communiquer directement avec les médias", a estimé le directeur de cabinet. 

Dimanche midi, les journalistes présents au pied de la grue ont vu une personne venir avec un sac de nourriture a destination de M. Charnay. Le sac n'avait pas encore pu être accroché à une corde pour que le père retranché puisse le hisser jusqu'à lui quand deux policiers se sont approchés et l'ont confisqué. : "On ne sait pas ce qu'il y avait dans ce sac. Il pouvait tout aussi bien y avoir des éléments dangereux. Si M. Charnay veut quelque chose, qu'il nous le demande", a expliqué Patrick Lapouze. 

 

Privé de visite depuis deux ans, après une condamnation pour "soustraction d'enfant"

Selon la mère de l'intéressé, Brigitte Volmat, Serge Charnay, assiégé par les forces de l'ordre, serait sans eau et sans nourriture depuis samedi matin. "Je ne fais pas une grève de la faim et de la soif, je suis assiégé par les forces de l'ordre ", explique un communiqué envoyé par cette dernière. Si la situation perdure, ce dernier envisagerait même de déposer plainte pour mise en danger de la vie d'autrui.

Serge Charnay a été privé de droit de garde mais aussi de droit de visite de son fils depuis deux ans, après une condamnation pour, notamment, "soustraction d'enfant", dont il demande l'annulation. 

Dimanche matin, il ne semblait toujours pas prêt à descendre de sa grue. "Je ne veux plus qu'un papa soit obligé de faire une grève de la faim pour réclamer son droit a voir ses enfants, parce que tant que je suis la, quelques papas renonceront à se foutre en l'air de désespoir " aurait-il expliqué à sa mère.  

Il y a "d'autres moyens d'actions" selon Bertinotti

Pour l'heure, seule la ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, a réagi à l'action de ce père de famille, en estimant qu'il y avait "d'autres moyens d'actions" pour faire parler de la cause des pères.  

Une cause qu'il ne faut toutefois pas "sous-estimée" selon la ministre qui indique recevoir de plus en plus de demandes en ce sens, comme elle l'a expliqué à l'AFP dans cette vidéo. "On ne peut pas vouloir à la fois l'égalité femme-homme, et en même temps, ne pas entendre les revendications des pères qui veulent assumer à part égales leurs responsabilités de parents", estime-t-elle. 

Le deuxième père est descendu

Samedi, un deuxième papa "privé d'enfant" s'est retranché lui aussi dans une autre grue à Nantes pour soutenir l'action du premier. Mais il est redescendu en rappel en fin d'après-midi.  

Nicolas Moreno, originaire de l'Isère, a levé les bras en arrivant au sol et a crié "pour tous les papas qui aiment leurs enfants", appuyant encore sa démarche pour défendre ses droits parentaux et cherchant "à se faire comprendre". Il s'était déjà fait connaître par une grève de la faim devant le palais de justice de Valence. Nicolas Moreno a notamment dénoncé la "violence" faite aux pères dans l'actuelle application de la loi qui "vous retire neuf dixièmes du temps de votre enfant".

"SVP Papa" se désolidarise

Leur double action a lieu à quelques jours d'une journée nationale de manifestation pour les droits des pères, programmée par l'association "SVP Papa" le 20 février à Nantes, dont le maire est le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.  

La jeune association, née en 2011 et comptant 40 membres, avait dans un premier temps soutenu l'action avant de s'en désolidariser ce samedi, évoquant une mise en danger de la vie de ces pères.  

Avec

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article