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Jacques Bascou, le maire de Narbonne, remet les pendules à l’heure après Capital. Le maire rétablit la « vérité des chiffres » .
Thomas Sotto avait déjà annoncé la couleur. On savait à quoi s’attendre ! ». Au lendemain de la diffusion sur M6 de l’émission Capital, intitulée “Impôts : gaspille-t-on votre argent ?”, Jacques Bascou a tenu à rétablir « la vérité des chiffres », hier après-midi (lire ci-dessous).
“Les mises au placard de personnels payés à ne rien faire”
Incriminée par le maire, la séquence de quatre minutes tournée à Narbonne et axée sur l’explosion des embauches à la Ville et à l’Agglo, chiffres à l’appui : “La Ville est passée de 800 à 1 129 salariés en quatre ans. Le Grand Narbonne a vu ses effectifs augmenter de 80 % (...)”. Des données fort peu appréciées à l’hôtel de ville et au siège de l’Agglo.
Un personnage pagnolesque
Le maire, qui digère mal le traitement réservé à Narbonne, met en avant les « trente minutes d’interview données à la journaliste de l’émission au cours desquelles j’ai apporté des explications, des chiffres que je pensais convaincants et qui, à l’arrivée, se résument à tout juste trente secondes ». Jacques Bascou en tire un constat : « La journaliste de M6 avait visiblement une mission et ne pouvait aller contre ».
La politique au ras du caniveau
Le reportage de Capital mettait également en avant “les mises au placard de personnels payés à ne rien faire”. Une pratique illustrée par deux témoignages anonymes, ceux d’un homme et d’une femme, recueillis au téléphone, et une séquence consacrée à « l’agitateur local syndiqué » : Jean-François Andujar, filmé, désœuvré, dans son bureau de la délégation handicap du Parc des sports. Des images qui font dire à Jacques Bascou que « Paris méprise le Sud, qui se résume à Marcel Pagnol. Et, dimanche soir, on a vu un personnage pagnolesque dans le reportage ».
"Je ne laisserai pas salir la réputation de Narbonne"
Revenant à la charge sur les chiffres, le premier magistrat estime que le reportage sur Narbonne est « cousu de fil blanc. Les chiffres donnés par Capital sont ceux diffusés par Anticor et Narbonne Oxygène ». Jacques Bascou le martèle, alors : « Je n’accepte pas que des gens, ici, fassent de la politique au ras du caniveau. Ces gens font tout pour casser la dynamique actuelle de Narbonne. Ils sont incapables de faire des propositions, alors ils démolissent. Leur seul souci est de retrouver le pouvoir. Nous, on se bat pour développer la ville ».
Le maire prévient : « Je ne laisserai pas salir la réputation de Narbonne. Je ne suis pas habitué des prétoires, mais on va voir... » Thomas Sotto, présentateur de l’émission qui, samedi dans Midi Libre, avait lâché « Il y a quand même à Narbonne des choses assez édifiantes », serait-il visé ?
Jacques Bascou, flanqué de Jérôme Lenoir et Serge Brunel, respectivement directeur général des services à la Ville et à l’Agglo, se sont donc attachés à démontrer que « les chiffres donnés, dimanche à l’antenne, sont erronés ».
Capital affirmait : “La Ville est passée de 800 à 1 129 salariés” entre 2008 et 2012. Jérôme Lenoir, extraction de paie au 1er janvier 2008 à l’appui, comptabilise 917 postes (694 à la Ville, 216 au CCAS et 7 à l’office de tourisme). Auxquels il ajoute les 26 postes délégués aux associations, soit un total de 943 postes.
L’extraction de paie au 1er janvier 2013 fait apparaître « 1 119 postes rémunérés (887 à la Ville, 225 au CCAS et 7 à l’office de tourisme). L’augmentation entre 2008 et 2013 est donc de 176 postes rémunérés, soit + 18,66 %. On est loin des 329 postes avancés par l’émission de M6 et les 41,12 % d’augmentation ».
Pour l’Agglo, Serge Brunel souligne que « 222 agents ont rejoint le Grand Narbonne depuis 2007 ». Et de détailler : « 140 agents ont été transférés suite aux différentes extensions et 82 agents ont été recrutés pour renforcer les services publics et pour structurer la collectivité ». C’est ainsi que le DGS du Grand Narbonne explique l’évolution de l’effectif global de la collectivité : 187 salariés en 2007 et 409 en 2012. Serge Brunel fait remarquer au passage que le rapport charges de personnel et dépenses réelles de fonctionnement « a légèrement baissé sur la même période de 17,21 % à 17,03 % ».
R.Fe.