Le 11 octobre, le Président Thein Sein ordonnait la libération de 6359 prisonniers. Comme ce fut le cas lors des précédentes libérations en masse, la grande majorité des détenus libérés étaient des prisonniers de droit commun. Seulement 237 étaient des prisonniers politiques, soit moins de 4% du nombre total de libérés. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour ces anciens prisonniers, leurs familles et l’ensemble du mouvement pour la démocratie, beaucoup d’entre eux rappellent que la majorité de leurs camarades demeurent incarcérés. Alors que les membres de la communauté internationale accueillent favorablement cette libération, tous reconnaissent que ce geste est insuffisant et continuent d’appeler à la libération inconditionnelle de tous les prisonniers de conscience.
Après plusieurs signes porteurs d’espoir, cette déception nous rappelle que le chemin sera encore long avant de pouvoir affirmer qu’un véritable processus de démocratisation est en cours en Birmanie. Lors de la présentation de son dernier rapport à l’Assemblée générale des Nations unies, M. Quintana, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Birmanie, soulignait d’ailleurs que de graves violations des droits de l’homme perdurent dans le pays.
Cependant, l’attention internationale reste focalisée sur les évolutions politiques en cours à Rangoun et Naypyidaw.(...)