[FLASH] Aujourd'hui, audience en appel de #Nicolas. La #manifpourtous vous demande de ne pas perturber l’audience http://buff.ly/185DfSd
L'étudiant de 23 ans à l'Institut catholique de Paris, qui a participé à tous les défilés contre la loi Taubira, avait été interpellé deux fois à trois semaines d'intervalle alors qu'il participait à des manifestations non-autorisées. Pour son deuxième passage en comparution immédiate, le 19 juin, le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné à deux mois ferme pour rébellion et fourniture d'une identité imaginaire.
Les mobilisations de soutien s'enchaînent
Estimant que Nicolas Buss était un «prisonnier politique», ses camarades ont depuis organisé plusieurs manifestations de soutien. Des «veilleurs debouts» se relaient aussi depuis deux semaines, jour et nuit, devant le ministère de la Justice et plusieurs palais de justice en France. Son avocat, Me Benoît Gruau, a évoqué le «traitement très dur» subi en détention par son client qui a un temps été placé à l'isolement. Il a «reçu des centaines de lettres de soutien, de France et de l'étranger», mais «très peu de courrier hostile», a ajouté Me Gruau. Et plusieurs députés, dont l'UMP Hervé Mariton, très engagé contre la loi Taubira, lui ont rendu visite en prison.
Ses parents avaient lancé dans le quotidien «La Croix »un appel au calme : «Ne faites pas de lui un héros, encore moins un martyr! Il ne mérite ni tant d'honneur ni, pour d'autres, tant de haine», écrivaient-ils dans une tribune publiée dans le journal catholique. Vendredi, le collectif de la Manif pour tous, a appelé «solennellement tous ses sympathisants à ne perturber en aucune manière le bon déroulé des débats de mardi» et donc demandé à ses partisans de «laisser sereinement la place aux amis proches et à la famille de Nicolas». Le collectif commente d'ailleurs l'audience en direct sur Twitter.
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