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Six personnes ont été tuées jeudi dans un règlement de comptes présumé entre membres du groupe islamiste Boko Haram à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, où des explosions ont retenti sans faire de victime, a-t-on appris auprès de l'armée.
Ces violences surviennent au lendemain de l'arrestation du porte-parole présumé de Boko Haram et alors que le pays est sans cesse secoué par des violences meurtrières attribuées aux islamistes.
Dans un quartier nord de Maiduguri, six personnes ont été tuées, a indiqué à l'AFP Hassan Mohammed, porte-parole de la force spéciale (JTF) déployée dans cette ville où le groupe a sa base.
«Les premiers éléments d'enquête indiquent que les six morts pourraient avoir été tués par des personnes soupçonnées d'être comme elles des membres de Boko Haram», a-t-il dit.
«Cette tuerie pourrait être le résultat de divisions au sein des membres de la secte», a ajouté Hassan Mohammed.
Egalement à Maiduguri, une série d'explosions de bombes artisanales a retenti dans la matinée. «Aucune victime n'a été rapportée», a affirmé le porte-parole.
Mercredi soir, des sources sécuritaires ont signalé que le porte-parole présumé de Boko Haram, qui s'est régulièrement exprimé sous le pseudonyme Abul Qaqa, notamment pour revendiquer des attaques, avait été arrêté. Il était interrogé jeudi dans la capitale fédérale Abuja. Les autorités n'ont pas confirmé officiellement sa détention.
Boko Haram multiplie depuis des mois les attaques sanglantes contre des cibles variés : police, armée, Nations unies, églises.
La dernière grande opération revendiquée par Abul Qaqa a été une série d'assauts menés le 20 janvier à Kano, la principale métropole du nord, visant essentiellement des commissariats de police.