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Nord-Mali : un islamiste menace Hollande et les otages français

Nord-Mali : un islamiste menace Hollande et les otages français

Publié le 13.10.2012, 19h53 | Mise à jour : 21h00   lien

KINSHASA (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO), 13 OCTOBRE 2012. Face aux menaces proférées samedi par un islamiste, le président français a aussitôt répondu qu'il n'entendait pas dévier de sa «ligne» vis-à-vis du Nord-Mali.

KINSHASA (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO), 13 OCTOBRE 2012. Face aux menaces proférées samedi par un islamiste, le président français a aussitôt répondu qu'il n'entendait pas dévier de sa «ligne» vis-à-vis du Nord-Mali. | AFP / BERTRAND LANGLOIS
 
met «en danger sa vie» et celle des six otages français au Sahel par ses déclarations en faveur d'une intervention militaire contre les groupes islamistes dans le Nord-Mali : c'est ce qu'a affirmé samedi à l'AFP un haut responsable djihadiste, membre du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

De Kinshasa où il assiste au sommet de la francophonie
, le français a aussitôt répondu, qu'il n'entendait pas dévier de sa «ligne». «Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali et la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces?», s'est interrogé le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à la résidence de l'ambassadeur de France. «Je pense que c'est le contraire».

Oumar Ould Hamaha, qui a proféré ces menaces, est un membre du Mujao, un des groupes islamistes armés alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam). Ces trois groupes occupent deux tiers du territoire malien depuis plusieurs mois. Toutefois, selon une source sécuritaire africaine, Oumar Ould Hamaha est réputé proche de Mokhtar Belmokhtar, un des principaux chefs d'Aqmi. «Or, tout le monde sait que Belmokhtar ne détient pas aujourd'hui d'otages européens. Cette déclaration, même si elle est à prendre au sérieux, peut révéler d'une stratégie de communication», a estimé cette source.

Oumar Ould Hamaha : «Nous sommes prêts à toutes les éventualités»

Joint par téléphone depuis Bamako (Mali), il a déclaré : «La vie des otages français est désormais en danger à cause des déclarations du président français qui veut nous faire la guerre. Lui-même, sa vie est désormais en danger. Il faut qu'il le sache». Et de préciser encore «Hollande est désormais en danger, et il veut ouvrir la porte de l'enfer aux otages français. Nous sommes prêts à toutes les éventualités». «Si on veut enlever des otages français en Afrique de l'Ouest ou même en France, on peut le faire facilement», a assuré ce jihadiste malien originaire de la région de Tombouctou au nord-ouest du Mali. Six Français sont actuellement retenus par Aqmi au Sahel

Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution proposée notamment par la France, qui presse les pays d'Afrique de l'Ouest de préciser leurs plans en vue d'une intervention militaire destinée à reconquérir le nord du Mali. L'ONU leur a donné 45 jours. François Hollande a indiqué que son pays appuiera la mise en œuvre de la résolution «matériellement, logistiquement mais», a-t-il précisé, «nous n'aurons pas de soldats qui participeront à cette opération» militaire.


"Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali et la lutte contre le terrrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces?", s'est interrogé le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à la résidence de l'ambassadeur de France.

"Je pense que c'est le contraire",


VIDEO. A l'ONU, Hollande avait souligné «l'urgence» d'une action au Nord-Mali




Des familles d'otages seront reçues à l'Elysée lundi et mardi

Indépendamment de ces menaces, le chef de l'Etat français a prévu de recevoir lundi les familles des deux Français, présentés comme des géologues, qui avaient été capturés au Mali dans la nuit du 24 novembre 2011. Tous deux sont retenus en otages au Sahel par Al-Qaïda au Magreb islamique (Aqmi), tout comme les quatre collaborateurs du groupe nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom, enlevés au Niger le 16 septembre 2010. Le lendemain, il recevra les proches des deux Français enlevés à Niamey (Niger) le 7 janvier 2011, et tués quelques heures plus tard, a précisé la présidence de la République.
 

LeParisien.fr

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