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Exit le mois de couacs gouvernementaux autour de ce dossier très sensible, oublié le clash Valls/Taubira et la lettre du ministre de l'intérieur en appelant au président pour trancher les «désaccords» sur ce texte politiquement «sensible». Sur le fond, Manuel Valls réfutait notamment le postulat de départ selon lequel «la surpopulation carcérale s'expliquerait exclusivement par le recours «par défaut» à l'emprisonnement, et par l'effet des peines plancher».
«C'est une bonne réforme, qui va dans le bon sens puisqu'elle doit répondre d'abord à la volonté des Français de voir la sécurité assurée, de lutter contre la récidive», estime aujourd'hui le locataire de la place Beauvau.
«Je ne recherche pas une marque»
La réforme pénale ne porte pas sa patte? «Je ne recherche pas une marque», rétorque Manuel Valls, appelant une nouvelle fois «le ministre de l'Intérieur et la ministre de la Justice, les forces de l'ordre et les magistrats» à «travailler ensemble parce que nous avons besoin d'une chaîne pénale qui soit la plus efficace possible».
Et alors que sur Twitter, l'UMP raille une «capitulation», le premier flic de France assure que «ce gouvernement fait de la sécurité et de la bonne application de la loi et de la justice, une priorité» et qu'«il n'y a aucun laxisme», contrairement à ce que dénonce l'opposition. De toute façon, tranche-t-il, «nous souhaitons, avec Christiane Taubira, réussir cette réforme pénale». «Il est fini le temps de cette opposition stérile entre l'Intérieur et la Justice.»
Particulièrement agacé par la polémique opposant ses deux ministres, François Hollande avait prévenu : «Au sein d'un gouvernement, la discussion est toujours nécessaire. Mais ce qui ne peut pas être admis, c'est que les arguments des uns et des autres se retrouvent dans la presse.»
