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Nouvelle nuit sous tension à Trappes

Nouvelle nuit sous tension à Trappes

Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-07-21T21:30:36+02:00" itemprop="datePublished">21.07.2013 à 21h30</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-07-21T23:45:12+02:00" itemprop="dateModified">21.07.2013 à 23h45</time>

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<figure class="illustration_haut"> "Cette nuit encore, les enfants doivent rester à la maison", a rappelé Manuel Valls. </figure>

La situation restait tendue dans la soirée de dimanche 21 juillet, près du commissariat de Trappes (Yvelines), où un groupe d'individus a de nouveau défié les forces de l'ordre avant d'être dispersé par les policiers. Quelques dizaines de personnes se sont groupées dans la soirée non loin du commissariat de cette ville de 30 000 habitants, et ont jeté un pétard en direction des forces de l'ordre. Les CRS se sont aussitôt déployés et ont repoussé le groupe à l'aide d'une grenade lacrymogène. Les individus ont immédiatement quitté les lieux, où une vingtaine de fourgons restaient stationnés.

Sur place, plusieurs journalistes, dont le correspondant de France 2, témoignent de la situation sur leur compte Twitter.

 

VIOLENCES DEPUIS DEUX JOURS

Depuis deux jours, la ville est en proie à des violences, conséquence de l'arrestation polémique d'un homme dont la femme avait été contrôlée par les policiers parce qu'elle portait un voile intégral. Vendredi soir, près de 400 personnes avaient jeté des pierres, brûlé des poubelles et détruit des abris-bus aux alentours. La police avait répliqué avec des grenades de dispersion et des gaz lacrymogènes. Un adolescent avait été grièvement blessé à l'œil dans les affrontements et quatre policiers légèrement atteints.

A lire : "C'est toute l'atmosphère de Trappes qui nous donne des envies de révolution"

Six jeunes hommes avaient été interpellés pendant ces troubles. Quatre, âgés de 18 à 24 ans, ont été écroués dimanche et seront jugés lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Versailles pour "violences", "outrages" ou "jets de projectiles contre les forces de l'ordre". L'un d'entre eux a été relâché faute d'éléments contre lui, et le dernier libéré sous contrôle judiciaire en attente d'un procès en septembre.

Pendant la nuit de samedi à dimanche, alors que des renforts restaient déployés, des incidents ont de nouveau eu lieu : une vingtaine de voitures, dont une de policiers, ont été brûlées, et un automobiliste a foncé sur les forces de l'ordre qui ont réussi à l'éviter. Là encore, quatre personnes ont été arrêtées.

APPEL "AU CALME"

L'origine des violences remonte à jeudi, quand des policiers ont voulu contrôler l'identité d'une femme portant un voile intégral sur la voie publique, ce qui est interdit en France depuis 2011. Son mari, un Français converti à l'islam de 21 ans, s'y est opposé. Cet homme, qui a été remis en liberté sous contrôle judiciaire samedi, sera jugé en septembre. Il est accusé d'avoir agressé un policier et tenté de l'étrangler pendant le contrôle de son épouse. Celle-ci, une Antillaise de 20 ans, a affirmé que les policiers les avaient provoqués.

"C'est inacceptable qu'une personne veuille se soustraire à un contrôle, et pire, s'en prenne aux forces de l'ordre", a commenté dimanche sur la chaîne d'information en continu BFM-TV le ministre de l'intérieur, Manuel Valls. Assurant ne pas douter "un seul instant" de l'attitude correcte des policiers lors du contrôle, il a lancé un nouvel appel "au calme", en promettant que les renforts resteraient sur place aussi longtemps que nécessaire. "Cette nuit encore, les familles le savent, les enfants doivent rester à la maison", a-t-il dit en qualifiant ces violences d'"inacceptables".

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