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| 22.07.11 | 14h20 • Mis à jour le 22.07.11 | 14h20
La Belgique va-t-elle enfin sortir de la plus longue crise politique de son histoire ? Alors que les principaux partis politiques ont été incapables de s'entendre, depuis les élections législatives du 13 juin 2010, sur la composition d'un gouvernement (l'actuel, dirigé par Yves Leterme, ne faisant qu'expédier les affaires courantes), le chef du Parti socialiste francophone belge, Elio Di Rupo, a informé, vendredi 22 juillet, le roi Albert II qu'il était en mesure de lancer des négociations avec huit formations.
Prenant acte de "la volonté exprimée par une large majorité de résoudre les problèmes institutionnels et socio-économiques auxquels le pays est confronté", le roi a demandé au chef du PS de poursuivre sa mission de "formateur", a indiqué le palais dans un communiqué.
"Grande fatigue"
Ces négociations ne démarreront cependant pas immédiatement, a précisé le communiqué, le roi ayant proposé à M. Di Rupo, qui l'a acceptée, une "trêve" jusqu'à la mi-août pour permettre aux responsables politiques belges de se reposer de leur "grande fatigue" après une crise de plus de 400 jours. M. Di Rupo avait pourtant essuyé un revers cinglant, le 7 juillet, lorsque l'Alliance néoflamande (NVA) de Bart De Wever, arrivée en tête aux élections de 2010, avait repoussé ses propositions pour sortir de l'impasse. Ces dernières avaient pourtant été considérées comme favorables à la formation néerlandophone, qu'il s'agisse de nouveaux transferts de compétences et d'impôts ou de la scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
L'échec de M. Di Rupo avec le NVA a été compensé par la réponse finalement favorable du parti chrétien-démocrate CD & V, deuxième formation de Flandre, dirigée par Wouter Beke. Au grand dam de la NVA qui ne cache pas ses visées indépendantistes, ce dernier a rejoint un groupe de sept partis favorables à des négociations sur la base des propositions avancées par M. Di Rupo.
A la veille de la fête nationale belge, mercredi 20 juillet, le roi Albert II avait adressé une mise en garde aux responsables politiques belges, assurant que la crise risquait "d'endommager l'élan même de la construction européenne". - (Avec AFP.)
Article paru dans l'édition du 23.07.11Les faits Albert II met en garde les Belges contre les dangers d'une impasse politique