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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-10-27T11:37:34+01:00" itemprop="datePublished">27.10.2013 à 11h37</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-10-27T12:12:19+01:00" itemprop="dateModified">27.10.2013 à 12h12</time>
Le Frankfurter Allgemeine indiquait la veille, sans citer de sources, que M. Obama avait assuré à Angela Merkel au téléphone qu'il n'était pas au courant de sa mise sur écoute.
Le Spiegel avait indiqué samedi disposer de documents de la NSA selon lesquelles la chancelière figurait sur une liste d'écoutes depuis 2002, et l'était encore quelques semaines avant la visite du président américain à Berlin, en juin. D'après Der Spiegel, le président américain lui aurait dit que, s'il l'avait su, il y aurait immédiatement mis fin.
Lire : "Les Etats-Unis auraient espionné le téléphone de Merkel dès 2002"
"RUPTURE DE CONFIANCE"
Les récentes révélations sur l'ampleur des écoutes américaines ont poussé les dirigeants européens à exiger de Washington un nouvel accord sur la collecte de renseignements permettant de préserver leur alliance tout en poursuivant la lutte contre le terrorisme.
L'Allemagne doit envoyer aux Etats-Unis, la semaine prochaine, une délégation des responsables de ses services secrets chargée d'obtenir des explications concernant les allégations sur la mise sur écoute du téléphone portable de la chancelière allemande par les services secrets américains.
"L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout", avait déclaré mercredi Mme Merkel, estimant que cela constituait une "rupture de la confiance" entre partenaires internationaux. A la suite de ces révélations, Berlin a convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis, un geste inhabituel entre alliés.
Lire : "Angela Merkel souhaite un accord européen de 'non-espionnage'"