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Le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga, lors de sa défaite en quart de finale de l'Open d'Australie contre Roger Federer, le 23 janvier 2013 REUTERS
</aside>Jo-Wilfried Tsonga a un seul tort depuis qu’il joue au plus haut niveau. Etre le meilleur joueur français à une époque où les titres du Grand Chelem sont raflés par un quatuor (quasi) intouchable. Mercredi matin, c’est sur Roger Federer que Tsonga a raté son «test ultime», aux portes des demi-finales. Même s’il a poussé le Suisse en cinq sets et semblé le tenir pendant plus de trois heures, le Français a craqué le premier, laissant une fois de plus s’envoler ses rêves de victoire dans un Majeur.
L’élève de Roger Rasheed commence à connaître le rituel qui suit ce type de défaite. Une petite douche, un contrôle antidopage et l’obligation de faire part de ses «regrets» devant les micros. Que lui manque-t-il donc pour remporter ce type de match? «Pour être honnête, je ne sais pas. Si vous avez des conseils pour moi, je suis preneur. Je travaille vraiment dur. Je fais de mon mieux. Je donne tout. Peut-être que je suis moins talentueux qu’eux, tout simplement. C’est comme ça.»
«En tennis, vous ne pouvez pas mentir»
Pour ne rien changer aux habitudes, les quatre premières têtes de série squattent donc le dernier carré du tournoi. Et ce malgré l’absence de Rafael Nadal, toujours à l’arrêt. «En tennis, vous ne pouvez pas mentir, enchaîne Tsonga, un brin résigné. S’ils sont numéro un, deux, trois et quatre, c’est qu’ils le méritent et parce qu’ils sont les meilleurs. C’est aussi simple que ça. Mais aujourd’hui, ce qui est bien pour moi, c’est que j’ai envoyé un message. Un bon message, je pense. Je suis là, je joue bien et vous pouvez compter sur moi.» Au moins jusqu’au prochain quart de finale.