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Otages français au Sahel : "angoisse sans nom" des familles

Otages français au Sahel : "angoisse sans nom" des familles, reçues à l'Elysée dimanche
Mis en ligne le 18 janvier 2013 à 21h58, mis à jour le 18 janvier 2013 à 22h11  
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Françoise Larribe, dont l'époux Daniel est détenu par Aqmi, n'a pas souhaité commenter, vendredi, l'intervention française au Mali. François Hollande doit rencontrer plusieurs proches d'otages français au Sahel dès ce week-end.

Elle a elle-même été retenue captive pendant plus de cinq mois. Mais Françoise Larribe n'était pas venue pour parler d'elle. A Cahors, vendredi, elle a participé à la mise en place sur la façade du Conseil général du Lot d'une banderole de soutien aux otages. Originaire d'une petite commune du département, son époux, Daniel, est détenu par Aqmi depuis le 16 septembre 2010. "Avec le temps qui passe, l'angoisse devient de plus en plus difficile à supporter. si, jusqu'à récemment, on pouvait croire que les autorités françaises étaient en contact avec les ravisseurs, comment savoir "actuellement, avec le maelström qui se passe dans la région", a-t-elle simplement dit. Le "maelström", comme elle l'appelle, c'est l'intervention française au Mali.

Elle n'a pourtant pas voulu se prononcer sur le bien-fondé de l'opération militaire engagée par Paris. Ce qui importe pour cette femme fluette de 64 ans, c'est que son mari et trois autres hommes, enlevés il y a donc plus de deux ans au Niger, "sont toujours retenus dans les étendues désertiques du nord-Mali et les évènements actuels nous laissent dans une détresse et une angoisse sans nom, indéfinissable".

"Comment ne pas pas imaginer ce que doit être leur solitude, leur désespérance et leur souffrance", a-t-elle ajouté, en proie à la douleur d'avoir été "rendue à (ses) filles, mais en laissant Daniel là-bas, de l'autre côté". "Mes préoccupations, c'est le retour de nos otages, de nos proches", a-t-elle encore déclaré. Elle aura peut-être de nouvelles réponses dès dimanche. François Hollande doit en effet recevoir les familles des otages français détenus au Sahel. L'heure de la rencontre et les noms des familles reçues seront précisées ultérieurement, a précisé l'Elysée vendredi.

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