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Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 01/09/2011 à 06:27, mis à jour à 18:30
Les rebelles prolongent leur ultimatum d'une semaine/Gras. "Nous leur donnons une semaine supplémentaire. Syrte n'est pas un objectif assez stratégique pour justifier la précipitation", a déclaré un porte-parole de la rébellion.
afp.com/Filippo Monteforte
La communauté internationale se réunit pour examiner la transition démocratique en Libye. Au menu, notamment, le dégel des avoirs de Kadhafi. Des milliards de dollars dont le CNT a un besoin urgent. Les dernières infos.
18h 08 Les Pays-Bas veulent débloquer deux milliards de dollars d'avoirs libyens gelés depuis mars afin de permettre au Conseil national de transition (CNT) de "remettre l'économie libyenne sur les rails".
17h45 Ouverture du sommet de Paris pour lancer la transition en Libye
Douze chefs d'Etat, 17 chefs de gouvernement et une vingtaine de ministres, ainsi que les responsables de huit organisations internationales, participent à ce sommet autour du président français Nicolas Sarkozy, du Premier ministre britannique David Cameron et des deux principaux chefs du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion libyenne.
16h24: Kadhafi appelle ses fidèles à continuer le combat, affirme Reuters, qui cite la chaîne Al-Arabyia qui, elle-même, cite la chaîne syrienne Arrai. Kadhafi ordonne à ses soutiens de "poursuivre la lutte même s'ils n'entendent pas sa voix". Pour l'instant, impossible de savoir s'il s'agit d'un message audio ou rédigé, détaille le Guardian. Dans les tweets publiés par Al-Arabyia, Kadhafi accuse les rebelles d'avoir recours à des mercenaires. Il conclut "Let this be a long fight and let Lybia be on fire" - ce qui signifie approximativement: "Le combat sera long et la Libye va être mise à feu et à sang. Nous ne nous rendrons pas."
15h33: Les rebelles prolongent leur ultimatum d'une semaine. "Nous leur donnons une semaine supplémentaire. Syrte n'est pas un objectif assez stratégique pour justifier la précipitation", a déclaré un porte-parole de la rébellion.
15h30: Le PDG de Total, Christophe de Margerie, a assuré jeudi qu'il n'était pas au courant d'un accord entre les autorités françaises et le CNT libyen attribuant 35% de la production libyenne de pétrole à la France.
14h56: Le CNT dément l'existence d'un accord avec la France sur le pétrole. Le représentant à Paris du Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion libyenne, a nié jeudi que le CNT ait signé avec la France un document lui promettant 35% du pétrole libye. Quelques heures avant le début d'un sommet consacré à la reconstruction de la Libye démocratique à Paris, le quotidien français Libération a publié une lettre datée du 3 avril à entête du "Front populaire pour la libération de la Libye" et adressée à l'émir du Qatar dans laquelle le CNT dit avoir signé un "accord attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil".
14h34: L'UE lève ses sanctions contre 28 "entités économiques" libyenne. L'annonce de la levée des sanctions de l'UE est intervenue juste avant une Conférence des "amis de la Libye" organisée à Paris par le président français Nicolas Sarkozy.
14h33: Transparence requise sur le pétrole libyen Les futurs contrats sur l'exploitation du pétrole seront accordés "sur la base du mérite et non par favoritisme politique", a affirmé jeudi le représentant en Grande-Bretagne du Conseil national de transition (CNT), Guma al-Gamaty.
Guma al-Gamaty a assuré que ces contrats seraient conclus "de manière transparente", alors que des informations de presse ont fait état d'un accord déjà passé entre le CNT et la France.
13h52: Kadhafi à Bani Walid? Le vice-président du Conseil national de transition Abdel Hafiz Ghoga explique que Mouammar Kadhafi pourrait se trouver à Bani Walid, mais que ces informations n'étaient pas encore confirmées. "Nous avons des informations selon lesquelles Mouammar Kadhafi serait à Bani Walid depuis deux jours, mais ces informations ne sont pas totalement confirmées", détaille-t-il, tout en faisant état de la présence de combattants rebelles et d'accrochages près de cette ville au sud-est de Tripoli. "Les combattants révolutionnaires progressent et nous espérons une fin prochaine au conflit", a-t-il poursuivi.
12h27: Kadhafi ne serait pas non plus à Syrte. Les négociations se poursuivent jeudi avec les leaders tribaux de Syrte en vue d'une reddition pacifique de la ville, bastion de l'ancien "Guide" libyen Mouammar Kadhafi, qui selon les rebelles ne se cache probablement pas dans ce fief. Jalal al-Deghili, "ministre" de la Défense au sein du bureau exécutif du Conseil national de transition, s'est rendu jeudi matin sur le front près de Nofilia, à une centaine de kilomètres à l'est de Syrte. "Nous ne pensons pas que Kadhafi soit à Syrte. C'est d'ici que vient sa tribu. Mais nous ne croyons pas qu'il se cache parmi les siens."
12h23: Une cellule secrète pour couper le pétrole aux pro-Kadhafi. Le gouvernement britannique a mis en place une cellule secrète destinée à tarir l'approvisionnement en pétrole des troupes loyales au colonel libyen Mouammar Kadhafi et à sécuriser celui destiné aux rebelles, selon des sources diplomatiques jeudi. La "cellule pétrole de Libye", composée d'une poignée de fonctionnaires, de ministres et de militaires, a été établie au ministère britannique des Affaires étrangères, selon la radio BBC qui a révélé l'information.
Nous ne pensons pas que Kadhafi soit à Syrte. C'est d'ici que vient sa tribu. Mais nous ne croyons pas qu'il se cache parmi les siens
11h28: L'Afrique du Sud n'ira pas à la conférence. Mécontente de l'intervention militaire de l'Otan en Libye, elle n'assistera pas à la conférence de Paris consacrée à la reconstruction du pays nord-africain jeudi, a annoncé le président sud-africain Jacob Zuma. "Nous sommes mécontents" de la façon dont la résolution 1973 de l'ONU a été interprétée pour mener des frappes aériennes en Libye, a déclaré Jacob Zuma lors d'une visite d'Etat en Norvège.
11h20: L'UE prête à aider la police libyenne. L'Union européenne est prête à aider les nouvelles autorités libyennes à former des forces de police démocratiques, à récupérer les armes du conflit ou encore à assurer la surveillance des frontières, a indiqué jeudi sa chef de la diplomatie.
11h06: Des milliers de migrants en attente d'un départ à Tripoli. Ils ne peuvent pas rejoindre le port dans des conditions sûres ou s'enregistrer auprès de leur ambassade, a indiqué jeudi l'OIM (Organisation internationale des migrations) dans un communiqué. "Les secourir devient ainsi une tâche difficile", s'alarme le porte-parole de l'OIM.
L'attitude de l'UE à l'égard de ceux qui ne respectent pas la loi sera la même que celle à l'égard de Mouammar Kadhafi
10h59: La France va débloquer 1,5 md EUR d'avoirs libyens. La France vient d'obtenir, après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, l'autorisation de débloquer 1,5 milliard d'euros d'avoirs libyens gelés pour les remettre au Conseil national de transition, a annoncé jeudi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. "Il y a des dizaines de milliards de dollars qui sont gelés. Les Américains viennent d'en dégeler, les Britanniques vont faire de même, les Allemands, les Français, cela va permettre au CNT de travailler", a déclaré le ministre sur la radio RTL.
10h31: Exactions. La commissaire européenne Kristalina Georgieva a mis en garde jeudi contre des exactions en Libye, déclarant que l'UE "n'accordera pas une confiance sans réserves" au nouveau pouvoir, dans une interview à la radio nationale bulgare. "Si de nouvelles effusions de sang commencent en Libye, nous nous y opposerons. L'attitude de l'UE à l'égard de ceux qui ne respectent pas la loi sera la même que celle à l'égard de Mouammar Kadhafi", a déclaré la commissaire à l'Aide humanitaire.
10h19: Les rebelles nient tout lien avec Al-Quaïda. Ils insistent sur leur affiliation à un islam modéré et écartent la possibilité d'être infiltrés par des groupes organisés de jihadistes.
"Je n'exclus pas la présence parmi les combattants de quelques éléments extrémistes mais on ne peut pas parler de groupes du genre Al-Qaïda" comme ceux opérant en Afghanistan et au Yémen, a déclaré cette semaine à la presse le chef d'état-major adjoint de la rébellion, le général Slimane Mahmoud.
8h15: "L'Algérie a eu dans toute cette affaire une attitude ambiguë, c'est le moins que l'on puisse dire, s'inquiète Alain Juppé sur RTL. Je suis allé moi-même en parler au Président Bouteflika, qui m'avait assuré que l'Algérie ne donnait à la Libye qu'une aide humanitaire, j'espère que cela se vérifiera."
L'Algérie est disposée à reconnaître les autorités de transition libyennes, lorsqu'elles auront formé un gouvernement représentatif de toutes les sensibilités régionales du pays, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci sur la radio française Europe 1, rejetant toute "ambiguïté" de la position de son pays sur la Libye.
Mourad Medelci a également affirmé que l'Algérie, qui a accueilli une partie de la famille de Mouammar Kadhafi, n'a jamais envisagé d'accueillir sur son sol le dirigeant libyen déchu. "Jamais l'hypothèse n'a été examinée chez nous que M. Kadhafi pourrait venir frapper à notre porte", a-t-il précisé.
Le contexte
La communauté internationale se retrouve jeudi à Paris pour engager, autour de la France et de la Grande-Bretagne, la transition démocratique de la "Libye libre", sur fond d'ultimes combats entre la rébellion et le dernier carré des fidèles du colonel Mouammar Kadhafi.
Nicolas Sarkozy a convié à partir de 17h00 (15H00 GMT) à l'Elysée, avec le Premier ministre britannique David Cameron, les représentants d'une soixantaine de pays avec l'ambition affichée de concrétiser politiquement la victoire militaire qui a précipité la fin du régime Kadhafi. "Sur le plan militaire, la partie est jouée", résume un proche du président français. "Il est maintenant fondamental de réussir la transition (...) mais si on attend, on risque de la faire échouer".

Nicolas Sarkozy a convié à partir de 17h00 (15H00 GMT) à l'Elysée, avec le Premier ministre britannique David Cameron, les représentants d'une soixantaine de pays avec l'ambition affichée de concrétiser politiquement la victoire militaire qui a précipité la fin du régime Kadhafi.
afp.com/Lionel Bonaventure
Pour y parvenir, Nicolas Sarkozy a élargi le format de sa conférence en y invitant, outre la trentaine de membres du "groupe de contact" qui ont soutenu les frappes aériennes, les représentants de pays qui y étaient jusque-là hostiles à l'opération de l'Otan ou jugé qu'elle dépassait le cadre fixé par la résolution 1973 des Nations unies.
Les deux principaux responsables du Conseil national de transition Moustapha Abdeljalil et Mahmoud Jibril, doivent profiter de leur présence à Paris pour présenter leur "feuille de route" vers la démocratie et, surtout, leurs besoins urgents en matière d'aide et de reconstruction.
Ils doivent aussi plaider pour le dégel des dizaines de milliards de dollars déposés par le clan Kadhafi dans les banques internationales. A ce jour, seuls deux enveloppes d'environ 1,5 milliard de dollars chacune ont été libérées des comptes américains et britanniques où elles dormaient, sur un pactole total estimé à environ 50 milliards.
Très réticentes, la Chine, la Russie et l'Afrique du Sud, qui souhaitent la fin des opérations de l'Otan, n'ont accordé qu'au compte-goutte les demandes de levée des sanctions présentées par les soutiens du CNT. La Russie a de son côté annoncé reconnaître le Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion libyenne, comme "autorité au pouvoir" en Libye.