Vers 15h30 ce dimanche, les manifestants, parmi lesquels une trentaine d'enfants, ont pénétré dans le gymnase, situé au 246 de la rue de Bercy, et se sont installés sur les gradins ou sur des tapis de sol sur le parquet du gymnase. En fin d'après-midi, une délégation de la mairie est arrivée sur place pour entamer des négociations avec une délégation des mal-logés, comprenant notamment le porte-parole de Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud.
«Nous souhaitons que la mairie participe au relogement définitif des personnes prioritaires Dalo» (droit au logement opposable), «nous sommes prêts à passer la nuit sur place», avait indiqué Jean-Baptiste Eyraud. «Une chorba (soupe) va être apportée, nous avons des sacs de couchage, le gymnase est chauffé, nous pouvons très bien passer la nuit ici», avait-il ajouté, soulignant que «certaines personnes ici ont déposé une demande de logement en HLM auprès de la mairie depuis plus de dix ans !».
Vers 21h30, les mal-logés ont quitté le gymnase. Une délégation devrait être reçue prochainement à la mairie de Paris.
Le DALO : droit au logement opposable
Entrée en vigueur le 1er janvier 2008, la loi Dalo (droit au logement opposable) est un droit, garanti par l'Etat, au logement décent pour les personnes qui ne peuvent y accéder par leurs propres moyens. Si, malgré les démarches du candidat, aucune solution n'est trouvée, il peut déposer un recours en préfecture. Une commission de médiation examine le dossier en fonction de différents critères. Si celui-ci est classé prioritaire et urgent, un logement doit être proposé dans les trois à six mois. Si rien n'est fait dans ces délais, le requérant peut alors déposer un recours au tribunal administratif et faire condamner l'Etat.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2008, la loi Dalo (droit au logement opposable) est un droit, garanti par l'Etat, au logement décent pour les personnes qui ne peuvent y accéder par leurs propres moyens. Si, malgré les démarches du candidat, aucune solution n'est trouvée, il peut déposer un recours en préfecture. Une commission de médiation examine le dossier en fonction de différents critères. Si celui-ci est classé prioritaire et urgent, un logement doit être proposé dans les trois à six mois. Si rien n'est fait dans ces délais, le requérant peut alors déposer un recours au tribunal administratif et faire condamner l'Etat.
