Les efforts de Paris pour réduire les déficits publics vont se poursuivre en 2015 et en 2016, mais « sur un rythme adapté à l'objectif de croissance ». Telle est la ligne défendue par le ministre français des finances, Michel Sapin, dans un entretien au Berliner Zeitung, publié vendredi 27 février.
Ce dernier rappelle ainsi au quotidien allemand que la France a « consolidé de façon massive son budget depuis 2012 », le tout avec un déficit « réduit de moitié » entre 2011 et 2014.
DES MESURES SUPPLÉMENTAIRES
M. Sapin avait déjà assuré, jeudi, à Vienne que des « mesures supplémentaires » seraient prises pour remplir les engagements européens de Paris en matière de réduction de déficits publics en 2015, dans la mesure où celles-ci s'avéraient nécessaires.
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Mercredi, Bruxelles a donné un délai de deux ans supplémentaires au gouvernement français, soit jusqu'en 2017, pour réduire son déficit nominal (Etat, protection sociale, collectivités locales) à 3 % de son PIB. Paris prévoit 2,7 % en 2017, après 3,6 % en 2016.
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« UNE POLITIQUE ÉCONOMIQUE MOINS RESTRICTIVE »
« Nous voulons rendre l'économie française à nouveau compétitive », a plaidé le ministre au Berliner Zeitung. « Si nous voulons assez de croissance de même qu'une inflation conforme à la définition de la Banque centrale européenne, nous devons suivre une politique économique moins restrictive. »
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Pour 2015, Paris table sur un objectif de croissance de 1 %, après 0,4 % en 2014. Mi-février, le premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé que, pour cette année, son gouvernement pouvait « faire mieux » que cette prévision.