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"Tout juste une année après les massacres sur la bande de Gaza par l'État et l'armée israélienne et alors que le gouvernement israélien intensifie sa politique de colonisation avec les drames que l'on connaît, la Ville de Paris ose organiser dans le cadre de ses partenariats culturels avec les grandes villes du monde une journée mettant à l'honneur Tel-Aviv et ses ambiances festives à Paris Plages", avait encore estimé l'élue.
"Nous refusons les amalgames entre la politique de colonisation brutale du gouvernement israélien et la ville de Tel-Aviv qui est une ville progressiste, symbole de paix et de tolérance", a déclaré Bruno Julliard. "Ceux qui refusent ce partenariat sont les mêmes qui appellent au boycott global d'Israël. Nous, nous ne voulons pas punir une population et des villes qui oeuvrent pour la paix", a-t-il expliqué en faisant "la distinction entre un État, sa politique, son gouvernement et de l'autre côté des villes progressistes et leurs maires en opposition avec cette politique". "La population n'a pas à être punie pour la politique colonisatrice de son gouvernement", a-t-il insisté. Pour la Mairie de Paris, "le plus efficace est de soutenir et mettre en avant ceux qui oeuvrent pour la paix".
Rappelant que "ce partenariat s'est construit en mai, lors des voyages de (la maire de Paris) Anne Hidalgo dans des villes israéliennes et palestiniennes", Bruno Julliard a souligné que la capitale française souhaite "renforcer les échanges entre Paris et des villes tant d'Israël que de Palestine". Il a notamment précisé qu'il existe dans ce cadre également "un partenariat très important et efficace avec Bethléem dans le domaine de la gestion des eaux".
Dans tous les cas, "la ville n'envisage pas d'annuler cet événement uniquement festif et culturel", qui se veut en dehors de tout "débat politique", a confirmé ce dimanche un responsable de la mairie au Parisien.