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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 15.03.12 | 18h53

"Nous avons appris par le tribunal de commerce qu'il n'y avait pas d'autres offres", a annoncé l'investisseur Gary Klesch, en ajoutant qu'il était en négociation pour reprendre les autres sites de Petroplus.AFP/KENZO TRIBOUILLARD
L'offre, déposée auprès de l'administrateur judiciaire, comprend un plan "avec des engagements sur cinq ans" visant à ramener la raffinerie normande à la rentabilité par des investissements de 160 millions d'euros, a précisé ce porte-parole de Klesch en France, confirmant une information du Figaro. L'objectif du groupe, a-t-il expliqué, "est de réussir le rétablissement et le retour à la rentabilité de la raffinerie", actuellement en redressement judiciaire après l'effondrement financier de son propriétaire, le raffineur suisse Petroplus.
DIFFICULTÉS DU SECTEUR DU RAFFINAGE EN EUROPE
Au début de 2012, Klesch avait déjà fait part de son intérêt pour Petit-Couronne, à l'arrêt depuis janvier, et qui doit redémarrer en mai grâce à un contrat temporaire de six mois avec Shell. Nicolas Sarkozy avait en effet annoncé le 24 février aux cinq cent cinquante salariés la signature d'un accord avec Shell pour redémarrer temporairement la raffinerie, tout en précisant qu'une solution était encore à trouver pour assurer la pérennité de l'entreprise.
Le contrat de façonnage doit donner du travail pendant six mois à la plus ancienne raffinerie de France, mais il faudra deux mois de travaux pour la remettre en état de marche, pour un coût évalué à 50 millions d'euros. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur le "siphonnage" présumé de la trésorerie de Petroplus France vers des filiales à l'étranger.
La faillite de Petroplus – qui compte cinq sites en Europe, en incluant sa raffinerie française des alentours de Rouen – avait illustré socialement les difficultés du secteur du raffinage en Europe, exposé à des surcapacités du fait de la baisse régulière de la demande de carburants et de produits raffinés.
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