La Corée du nord est derrière la cyberattaque de Sony. C'est la conclusion de l'enquête américaine sur le piratage sans précédent de l'entreprise japonaise, affirme un responsable américain sous couvert d'anonymat à Reuters vendredi 19 décembre.
Selon ce même responsable, l'enquête a permis découvrir "un lien possible avec la Chine", soit grâce à la collaboration d'"acteurs chinois" ou par l'utilisation de serveurs chinois pour masquer l'origine de l'attaque.
De son côté, la Maison Blanche évaluait jeudi ses options pour répliquer au piratage massif de Sony Pictures.
Interrogé sur la réponse que la Maison Blanche entendait apporter à ce qu'il a qualifié de "grave affaire de sécurité nationale", le porte-parole de l'exécutif Josh Earnest a souligné que le gouvernement américain examinait "un ensemble d'options" qui devraient être "appropriées" et "proportionnelles".
Mercredi, Sony Pictures Entertainment a décidé d'annuler la sortie de "L'interview qui tue !", comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un, après que le groupe de pirates ayant revendiqué l'attaque informatique, le GOP (Guardians of Peace), eu menacé de s'en prendre aux salles de cinéma et aux spectateurs.
Le GOP demandait au studio de cinéma et de télévision depuis le début de l'attaque, le 24 novembre, de ne pas sortir le film que Pyongyang qualifie d'"acte de terreur", et avait promis des "représailles impitoyables" dans le cas contraire.
Pyongyang a nié être à l'origine du piratage mais l'a qualifié d'"acte légitime".
Une source chez Sony a indiqué à l'AFP qu'il "semble" que l'attaque ait été téléguidée par le régime communiste.
Le FBI devrait s'exprimer sur le sujet aujourd'hui, selon Reuters.
