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Le Monde.fr avec AFP | <time datetime="2013-11-30T17:05:30+01:00" itemprop="datePublished">30.11.2013 à 17h05</time> • Mis à jour le <time datetime="2013-11-30T17:26:51+01:00" itemprop="dateModified">30.11.2013 à 17h26</time>
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Thierry Lepaon (CGT) et Laurent Berger (CFDT), entourés des responsables de la CFTC, de l'UNSA, de Solidaires et de la FSU, ont marché aux côtés des organisateurs de la manifestation. « Face à une montée du racisme très inquiétante, dangereuse, il a été décidé qu'il était tout à fait légitime que les syndicats soient là. Je m'étonne que la présence des syndicats étonne : ça n'empêche pas de travailler sur l'emploi, le pouvoir d'achat, la protection sociale », a déclaré Laurent Berger. Pour le secrétaire de la CGT, Thierry Lepaon, il est « normal » que dans la lutte contre le racisme, « les syndicats arrivent à se rassembler ».
« ON NE LES LAISSERA PAS DÉFIGURER LA RÉPUBLIQUE »
Plusieurs élus de gauche étaient présents autour de la ministre déléguée chargée de la réussite éducative, George Pau-Langevin, seule membre du gouvernement présente.« C'est une manière de montrer aux tenants du racisme et des extrémismes qu'ils ne gagneront pas ; on ne les laissera pas défigurer la République », a-t-elle déclaré. Dans le cortège, se trouvaient de nombreux Antillais, des francs-maçons, et des collectifs de personnes sans papiers. Certains participants se sont toutefois déclarés surpris par une affluence en demi-teinte.
L'idée de cette marche avait été lancée par des associations de Français originaires des départements d'outre-mer, qui se sont sentis directement visés par les insultes à l'encontre de Christiane Taubira, largement répandues sur Internet ou s'affichant à la « une » d'un journal d'extrême droite.
Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, avait également déclaré le 17 novembre que Mme Taubira avait été nommée ministre « certainement pas par son patriotisme » ni pour « ses talents de juriste », mais « parce qu'on pensait que sa couleur pourrait lui servir de bouclier ».