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Plusieurs pays bottent en touche après les demandes d'asile de Snowden

Dernière modification : 02/07/2013
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Plusieurs pays bottent en touche

après les demandes d'asile de Snowden


© © Capture d'écran du compte Facebook d'Edward Snowden

 


Edward Snowden a demandé l'asile à plusieurs pays, dont la France et la Russie, selon WikiLeaks. Des demandes qui embarrassent certains d'entre eux. Moscou a notamment demandé à l'ex-employé de la NSA l'arrêt de ses activités "nuisibles".
Par Ksenia BOLCHAKOVA , correspondante FRANCE 24 en Russie (vidéo)
FRANCE 24 (texte)

Plusieurs pays semblent embarrassés, mardi 2 juillet, par les demandes d'asile adressées par Edward Snowden. Paris a nié avoir reçu une quelconque demande contrairement aux affirmations de WikiLeaks. Moscou a, pour sa part, annoncé que l'ex-consultant en informatique de la National Security Agency (NSA) avait renoncé à demander l'asile à la Russie en raison des conditions posées par Moscou, à savoir l'arrêt de ses activités qualifiées de "nuisibles".

La Pologne, de son côté, a affirmé avoir reçu une demande "qui ne remplit pas les conditions d'une demande d'asile formelle". "Même si c'était le cas, je ne ferais pas de recommandation positive", a indiqué le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski sur son compte Twitter.

"Chasse à l’homme"

Bloqué dans un aéroport russe, Edward Snowden, l'ancien employé de la NSA à l'origine des révélations explosives sur le système mondial d'espionnage mis en place par les États-Unis, a demandé l'asile politique dans 21 pays, selon Wikileaks.

Le site internet a indiqué que Snowden avait déposé une demande d'asile en Pologne, Équateur, Nicaragua, Cuba, Venezuela, Brésil, Inde, Chine, Espagne, Allemagne et France. Ces demandes, précise le site du groupe spécialisé dans la divulgation massive de documents confidentiels, ont été remises aux autorités russes qui ont commencé à les diffuser auprès des ambassades concernées à Moscou.
De son côté, Edward Snowden, s'est exprimé pour la première fois depuis son départ de Hong Kong, il y a huit jours. Dans une déclaration postée sur WikiLeaks, il s’en est pris à Barack Obama qu’il a accusé de "faire pression sur les dirigeants" des pays auprès desquels il cherche protection. Selon lui, le président américain est coupable de "tromperie" et de vouloir lui appliquer la "sanction illégale" de l'exil. Il s’est surtout dit en mesure de faire de nouvelles révélations sur les activités d'espionnage des Etats-Unis.
Syndiquer le contenuLa traque d'Edward Snowden

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AFFAIRE PRISM
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Snowden demande l'asile politique à la Russie, selon les services consulaires
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L’espionnage entre gouvernements "n’est pas rare", selon Washington
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Dans une lettre en espagnol publiée lundi, qu'il a fait parvenir au président équatorien Rafael Correa, l'ex-consultant informatique de la NSA a dénoncé une "chasse à l'homme extra-judiciaire" mené par Washington. "Cela m'a coûté ma famille, ma liberté de déplacement et mon droit à vivre sereinement sans la crainte d'une agression illégale", a-t-il écrit.
Moscou ne livre "jamais personne"
Bloqué dans l’aéroport de Moscou-Cheremetievo et recherché par Washington qui l'a inculpé d'espionnage et annulé son passeport, il a également demandé l’asile à la Russie, où Vladimir Poutine a assuré lundi que Moscou ne livre "jamais personne". Cependant le président russe a ajouté qu'Edward Snowden devait cesser "ses activités visant à faire du tort à nos partenaires américains" s'il voulait rester en Russie. "Comme il se considère comme un défenseur des droits de l'homme, il n'a manifestement pas l'intention de cesser ces activités, c'est pourquoi il doit choisir un pays où aller, et s'y rendre", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse au Kremlin.
La Russie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les États-Unis, a affirmé ne rien avoir à lui reprocher, arguant en outre qu'il n'avait pas réellement franchi sa frontière, c'est-à-dire le contrôle des passeports.
Lundi, le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, avait fait état, pour la première fois officiellement, de tractations entre Washington et Moscou sur le sort de l'informaticien de 30 ans. Les présidents russe et américain "n'ont pas bien sûr une solution qui satisfasse chacune des parties, c'est pourquoi ils ont chargé le directeur du FSB (Alexandre) Bortnikov et le directeur du FBI (Robert) Mueller d'être en contact permanent et de trouver des solutions", a déclaré M. Patrouchev sur la chaîne de télévision Rossia 24.
Le président américain a pour sa part déclaré jeudi qu'il n'avait pas l'intention de "marchander" avec la Russie sur le cas Snowden.
Avec dépêches

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