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Spécial industrie | LE MONDE ECONOMIE | 13.02.12 | 17h11 • Mis à jour le 13.02.12 | 17h23

Une du "Monde Economie" du mardi 14 février 2012.DR
L'annonce, le 7 février, d'un déficit commercial record pour la France - 69,59 milliards d'euros - a relancé le débat sur les causes du recul de la part des entreprises françaises dans le commerce mondial, passée de 6,2 % à 3,6 % entre 1990 et 2012.
Ce débat prend bien sûr une dimension particulière en pleine campagne électorale présidentielle. Quoi de plus tentant que d'expliquer les difficultés des entreprises françaises à l'exportation par le différentiel de charges entre, par exemple, la France et l'Allemagne, par la concurrence déloyale des importations chinoises, par l'incapacité de l'appareil de formation et de recherche à irriguer l'innovation technologique.
REMÈDES AD HOC
Et donc de proposer aux électeurs les remèdes ad hoc : baisser les charges, taxer les produits étrangers, lancer des grands programmes de recherche et développement dans les "secteurs de pointe".
Le plus étonnant, dans ces conditions, serait que des entreprises continuent à exporter et à en tirer bénéfice. C'est pourtant le cas, bien au-delà des "grands contrats" opportunément annoncés avant même leur conclusion définitive.
En 2011, 117 000 entreprises françaises ont vendu leurs produits et services à l'étranger selon les statistiques des douanes - c'est à peu près le même nombre qu'en 2010 - et leur chiffre d'affaires à l'export a atteint 428,8 milliards d'euros, 8,6 % de plus qu'en 2010.
Energies renouvelables, mobilier urbain, recyclage des déchets, logiciels, assainissement... : ce dossier spécial de six pages du "Monde Economie" dresse le portrait d'entreprises, le plus souvent de petite taille, qui vendent hors de nos frontières... malgré tout.
Antoine Reverchon