Les restes ont été transférés vendredi dans un centre de médecine légale où se fera leur identification, à base des codes génétiques ADN.
D'après les médecins légistes d'IPN, la majorité des victimes exhumés ont été tuées d'une balle dans la nuque, selon la méthode utilisée par l'ancienne police politique stalinienne NKVD.
Witold Pilecki, un officier polonais, s'était fait volontairement enfermer dans le camp nazi d'Auschwitz-Birkenau pour porter au monde un témoignage sur l'Holocauste et y organiser la résistance. Après trois ans de camp, il a réussi à s'enfuir. Le régime communiste l'avait arrêté après la guerre, accusé d'espionnage et condamné à mort. Son corps n'a jamais été retrouvé.
Il s'agit de la deuxième étape des travaux d'exhumation au cimetière de Powazki. L'année dernière, l'institut IPN y avait exhumé 117 corps.
Selon les estimations de l'institut qui instruit les crimes nazis et staliniens, quelque 50.000 victimes du stalinisme tuées dans les années 40 et 50 reposent encore dans des fosses communes dans tout le pays.
Les fouilles sont menées dans toute la Pologne. Des spécialistes prélèvent sur place des codes ADN. L'année dernière, sept corps ont ainsi pu être identifiés notamment grâce à une base de données génétiques créée à cet effet avec des codes ADN de quelque 300 proches des victimes.

