Suivi quotidien, flash d'actualités touchant l'économie,culture,environnement, société, politique,poésie, l'international.
Une délégation du Conseil national de Transition (CNT, l'organe représentatif de la rébellion libyenne) a été reçue mercredi pour la première fois par l'Otan, qui bombarde depuis plus de quatre mois la Libye au nom de la protection de la population menacée par le régime du colonel Mouammar Kadhafi.
Cette réunion, au siège bruxellois de l'Alliance atlantique, avec les ambassadeurs des 28 pays alliés et ceux engagés à leurs côtés dans l'opération "Unified Protector" n'a toutefois été qu'informelle" car plusieurs membres de l'Otan n'ont pas reconnu le CNT comme "représentant légitime du peuple libyen" - un pas que les trois pays du Bénélux ont franchi mercredi.
La délégation, conduite par le "numéro deux" de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, a également été reçue par le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.
"Ils ont une grande responsabilité dans la transition en douceur vers un avenir démocratique et ouvert en Libye", a souligné à l'issue de l'entretien M. Rasmussen, alors que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Right Watch (HRW) accuse les rebelles libyens d'être responsables d'incendies, de pillages et d'abus sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli - ce qu'a réfuté M. Jibril.
Les délégués "nous ont exposés leur vision de l'avenir de leur pays, fondée sur la démocratie, l'Etat de droit et le respect des droits de l'Homme", a ajouté M. Rasmussen, cité dans un communiqué.
La rencontre "a donné l'occasion" à l'Otan, qui intervient depuis le 31 mars en Libye, "de réaffirmer sa volonté de poursuivre sa campagne militaire aussi longtemps que nécessaire", a confié à l'AFP un diplomate allié.
Durant l'entretien, "M. Jibril et les ambassadeurs des pays de l'Otan sont convenus qu'en ce qui concerne la transition et l'amorce d'une solution politique en Libye, la responsabilité en incombait au Groupe de contact" international chargé du dossier libyen, où siègent l'Union africaine et la Ligue arabe, a souligné le même diplomate.
Pour la suite, pour la période qu'il est convenue d'appeler "post-Kadhafi", a-t-il précisé, "la planification et la préparation relèvent des Libyens eux-mêmes avec le soutien de la communauté internationale, notamment de l'ONU".
Les pays de l'Otan et la délégation du CNT se sont par ailleurs entendus sur trois points, a précisé M. Ramussen: que l'Otan "poursuivra" son opération militaire "pour protéger les civils libyens", tant que ceux-ci seront menacés, que "le régime de Kadhafi a perdu toute légitimité", et enfin qu'"une solution politique doit être trouvée (...) maintenant". (belga)