A Bejaîa, en Kabylie à l'est du pays, Sellal qui porte la casquette de directeur de campagne, a été empêché de tenir meeting. <btn_noimpr style="margin: 0px; padding: 0px;">
Selon le journal francophone El-Watan, il y aurait plusieurs blessés dans ces affrontements. L'agence officielle de presse algérienne APS ne fait état d'aucune violence particulière samedi après-midi. Plus tard, elle indique que des unités anti-émeutes de la Sûreté nationale «ont été déployées pour disperser les manifestants et rétablir l'ordre» et que «les journalistes et leurs équipes techniques ont été évacués vers l'aéroport, à bord de véhicules de la sûreté nationale».
Le journal rapporte également qu'un journaliste de la chaîne privée arabophone Ennahar, qui soutient Bouteflika, aurait été «lynché» sans donner d'indications sur les auteurs de cette agression. «Une équipe de cinq personnes a été agressée et quatre de ses journalistes ont été blessés, dont un grièvement», a déclaré à l'AFP son directeur, Anis Rahmani
Bouteflika n'a jamais eu la cote en Kabylie
«Nous avons mené une campagne contre la violence et l'extrêmisme. J'ai annulé le meeting mais je remercie les habitants de Béjaïa pour leur accueil. Nous allons poursuivre notre travail avec la même détermination», a déclaré Abdelmalek Sellal à Bejaïa, avant de regagner Alger pour une autre réunion. «J'ai annulé ce meeting pour préserver la sécurité, ni plus ni moins (...) Vous constatez par vous-mêmes (aux journalistes) la conception qu'ont certains de la démocratie. Nous sommes contre la violence et contre l'extrémisme. L'extrémisme ne passera pas dans ce pays», a-t-il affirmé. Anis Rahmani le directeur de la télévision Ennahar a pour sa part mis en cause directement des partisans du candidat Ali Benflis, principal challenger de Bouteflika.
Cependant, l'annulation du meeting du chef de file des partisans de Bouteflika intervient alors que, pour des raisons de sécurité, une autre réunion, prévue la semaine prochaine à Batna, autre région berbère de l'est algérien, pourrait être également empêché s'il était présent. Le secrétaire général du FLN pourrait du coup l'animer.
Dimanche, Sellal devrait mesurer la température de l'hostilité à l'université de Tizi-Ouzou, chef lieu de la grande Kabylie, où le Mouvement de protestation des étudiants démocrates (MPED) a appelé à un rassemblement contre un quatrième mandat de Bouteflika.

