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La juge militaire qui préside l'audience de l'Américain Bradley Manning a refusé vendredi que huit témoins «essentiels» aux yeux de la défense fassent une déposition sous serment, avant le procès en cour martiale de la «taupe» présumée de WikiLeaks.
L'avocat civil de Bradley Manning, David Coombs, avait soumis une liste de huit noms, dont deux civils, de responsables chargés de classifier les documents. Parmi eux, Patrick Kennedy, sous-secrétaire d'Etat, et l'amiral David Woods, actuel chef de la prison de Guantanamo. Me Coombs souhaitait que ces responsables fassent une déposition sous serment, avant le procès en cour martiale, pour qu'ils évaluent les conséquences sur la sécurité nationale des Etats-Unis des fuites dont Bradley Manning est accusé. Il voulait également les interroger sur la manière dont les documents que le jeune soldat est soupçonné d'avoir transmis au site internet WikiLeaks ont été classés secrets défense.
Me Coombs avait qualifié ces témoins «d'essentiels et nécessaires» à la défense. Le gouvernement a au contraire jugé que ces dépositions n'étaient pas «utiles» et engendraient des «dépenses et des difficultés» en raison de leurs fonctions les empêchant d'être «raisonnablement disponibles». La juge Denise Lind a donné raison au gouvernement estimant que ces dépositions étaient requises uniquement pour des témoins essentiels dont on voudrait conserver le témoignage et qui pourraient être indisponibles au moment du procès.