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La Commission européenne s'est dit prête jeudi à examiner avec les autorités françaises des demandes de soutien à l'emploi, après l'annonce par le constructeur automobile français PSA de la suppression de 8.000 emplois en France. "La Commission est prête à considérer des demandes des autorités françaises, soit sur la base du Fonds européen de mondialisation soit sur la base du Fonds social européen", a déclaré au cours d'un point de presse Jonathan Todd, porte-parole du commissaire européen chargé de l'emploi, Laszlo Andor. M. Todd a évoqué spécifiquement le domaine de la formation, pour aider les personnes licenciées "à trouver un nouveau travail".
"Il est trop tôt pour dire si les critères du Fonds de mondialisation s'appliqueraient ou pas", a-t-il cependant prévenu, en rappelant que depuis fin 2011, les Etats membres de l'UE avaient décidé de ne pas renouveler la possibilité d'utiliser ce fonds "dans des cas de licenciements liés à la crise économique". "Il faudrait que les autorités françaises prouvent que les licenciements étaient dus aux effets de la mondialisation", a-t-il dit. Mais la Commission est prête à regarder avec les autorités françaises toute possibilité", a-t-il promis. PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi la suppression de 8.000 emplois en France et l'arrêt en 2014 de la production dans son usine d'Aulnay-sous-Bois, près de Paris, qui emploie 3.000 salariés.