
Ils sont en attente d'un diagnostic. Les syndicats de PSA ont exprimé mardi, à l'issue d'une rencontre avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, leur souhait d'arriver à un diagnostic précis sur la situation du groupe d'ici au 31 juillet, date de retour de l'expertise gouvernementale.
"Le ministre a dit qu'on allait se revoir d'ici au 31 juillet pour discuter de l'expertise Sartorius (nom de l'expert gouvernemental pour le dossier PSA), je retiens donc cette date, c'est du concret", a déclaré Franck Don, délégué CFTC. "Il n'y a pas de plan B tant qu'on a pas de détail sur le plan A et l'état financier du groupe", a-t-il ajouté. "On veut connaître l'état de la trésorerie réelle de PSA et si elle nécessite une annonce aussi dramatique et rapide, ce sera la base des discussions à venir", a résumé M. Don.
"On est absolument pas sûr qu'Aulnay doive fermer"
Les autres syndicats, mis à part la CGT qui estime que PSA "n'est pas en difficulté", sont apparus très en attente des résultats de l'expertise gouvernementale et des résultats semestriels de PSA qui seront publiés le 25 juillet, date également du prochain CCE.
Selon Anne Valleron, délégué CFE-CGC, les syndicats n'ont à ce jour "pas eu le temps de tester la crédibilité du plan de PSA". "Il est hors de question qu'on donne un avis le 25 juillet", a-t-elle prévenu. "On va nommer un expert, qui avec l'expertise de M. Sartorius, va donner des éléments concrets pour estimer la crédibilité de ce plan" de suppressions de 8.000 postes en France.
"On est absolument pas sûr qu'Aulnay doive fermer (...) il faut chercher toutes les solutions possibles", a ajouté Anne Valleron, qui a trouvé M. Montebourg "extrêmement déterminé". Ricardo Madeira, délégué CFDT, a déclaré: "Le ministre a dit qu'il nous soutenait et qu'il ne laisserait pas faire les choses, maintenant il faut des actes, on attend le rapport de l'expert" du gouvernement. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, s'est dit "convaincu que les salariés doivent se mobiliser". "On ne peut compter que sur nous-mêmes", a-t-il lancé à la presse. "La préoccupation de M. Montebourg, c'est réduire le plan social", a-t-il poursuivi mais pour lui "l'entreprise n'est pas en difficulté, les licenciements ne sont pas négociables". "PSA a mis très haut la barre du nombre de suppressions d'emplois, on va s'en tirer à 6.000, 4.000, cela ne nous satisfera pas (...) c'est aux salariés de s'organiser pour les faire reculer", a dit Jean-Pierre Mercier.
