Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi 6 novembre une hausse des taux de TVA de 7% à 10% et de 19,6% à 20% dans le cadre d'un plan pour relancer la compétitivité. Pourtant, tout au long de la campagne présidentielle, les socialistes, François Hollande en tête, avaient promis qu'ils n'augmenteraient pas la TVA.
Le dimanche 29 janvier dernier, au lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy de la mise en place d'une "TVA sociale", François Hollande fait la déclaration suivante :
Il ajoute :
Point presse de François Hollande à Brest - 30... par francoishollande
La droite, désormais dans l'opposition, se gausse de ce qu'elle considère comme "un revirement" du gouvernement qui fait ces annonces quelques semaines après avoir effectivement abrogé la "TVA sociale". "Ils se sont ralliés à la TVA antidélocalisation, on aurait pu faire l'économie de six mois", pestait mardi le président de la Commission des finances, le député UMP Gilles Carrez.
"Que l'on ne vienne pas nous dire que nous faisons de la TVA sociale, c'est totalement faux!", se défend Jean-Marc Ayrault dans un entretien aux "Echos". Le Premier ministre assure que les relèvements de taux de TVA ne peuvent être comparés à la TVA dite "sociale" de l'ancienne majorité.
"Au total, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité que Nicolas Sarkozy (20 milliards d'euros contre 10,6 milliards) tout en faisant près de deux fois moins de TVA (6 milliards environ contre 10,6)! Et surtout, l'équipe précédente ne proposait aucune des nombreuses autres mesures du rapport Gallois que nous reprenons", se défend Jean-Marc Ayrault.
La gauche du Parti socialiste, les écologistes ainsi que les communistes ont du mal à digérer cette annonce. "C'est un prélèvement sur les ménages au profit des entreprises" qui fait peser le risque en pesant sur le pouvoir d'achat "d'une très faible croissance voire d'une récession", a par exemple réagi un Henri Emmanuelli "dubitatif".
