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Quatre des sept humanitaires enlevés en Syrie ont été relâchés

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Quatre des sept humanitaires enlevés
en Syrie ont été relâchés
AFP<time datetime="2013-10-14T10:55:26" itemprop="datePublished"> 14 octobre 2013 à 10:55 </time>(Mis à jour : <time datetime="2013-10-14T16:42:37" itemprop="dateModified">14 octobre 2013 à 16:42</time>)
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Trois membres du CICR manquent toujours à l'appel après leur enlèvement par des hommes armés non-identifiés dans la province d’Idlib.

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Trois des six employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui avaient été enlevés en Syrie ont été libérés, tout comme le travailleur humanitaire syrien du Croissant Rouge de ce pays, a annoncé lundi le CICR. «Trois collègues du CICR et le volontaire du SARC (Croissant Rouge arabe syrien, ndlr) ont été libérés et sont sains et saufs», a déclaré à l’AFP un porte-parole du CICR, Ewan Watson.

Dimanche, le CICR avait annoncé le rapt de six de ses membres ainsi que d'un volontaire du Croissant rouge syrien ont été enlevés par des hommes armés non-identifiés dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, des jihadistes sont responsables de l’enlèvement. «L’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a libéré des employés du CICR et un membre du Croissant rouge syrien qu’il avait enlevés la veille sur la route reliant Saraqeb et Sarmine», a dit l'OSDH. L’Etat islamique d’Irak et du Levant est un groupe jihadiste affilié à Al-Qaeda qui combat les troupes du président Bachar al-Assad.

D'importantes portions du territoire de la province d’Idlib sont sous contrôle des rebelles. Dimanche, Ewan Watson avait appelé de Genève à la «libération immédiate, inconditionnelle et en toute sécurité» des travailleurs humanitaires. «Le CICR et le Croissant rouge travaillent de manière infatigable pour apporter une assistance humanitaire impartiale à ceux qui sont dans le plus dans le besoin en Syrie des deux côtés des lignes de front», a rappelé dans un communiqué Magne Barth, responsable de la délégation du CICR en Syrie.

La Croix rouge, une des rares organisations à travailler aussi bien dans les zones tenues par les rebelles que dans celles tenues par le régime, a indiqué que l’équipe kidnappée s’était rendue à Idlib le 10 octobre pour faire le point sur la situation des installations médicales et apporter de l’aide. «Le convoi, qui était sur le chemin du retour vers Damas, portait clairement l’emblème du CICR, qui n’est pas un symbole religieux», a ajouté la Croix rouge.

Les enlèvements sont de plus en plus fréquents en Syrie, journalistes et travailleurs humanitaires étant des cibles privilégiées. Le mois dernier, un travailleur humanitaire allemand, détenu pendant 4 mois par ses ravisseurs, avait réussi à s’échapper à Idleb, tout comme ses deux collègues en juillet, selon leur groupe Gruenhelme.

Le Conseil national syrien n’ira pas à Genève-2

Sur le plan diplomatique, le groupe le plus important de l’opposition syrienne a affirmé qu’il ne participerait pas à la conférence de paix Genève-2, souhaitée pour la mi-novembre, portant un coup dur à la crédibilité de ces négociations voulues par les Américains et les Russes pour tenter de trouver une issue à un conflit meurtrier qui dure depuis 31 mois.

Le chef du Conseil national syrien (CNS), Georges Sabra, a menacé de se retirer de la coalition anti-régime si celle-ci prenait part à cette conférence internationale qui vise à réunir à une même table le régime syrien et l’opposition. La décision du CNS risque d’approfondir encore les divisions au sein d’une opposition déjà très fragmentée et affaiblie par un désaveu des principaux groupes d’opposition armée, dont certains sont entrés en conflit entre eux.

Des jihadistes ont ainsi renforcé leur présence à Alep (nord) au détriment des rebelles après des combats meurtriers entre ces groupes pourtant tous engagés contre le régime syrien. Georges Sabra a expliqué cette décision par les souffrances endurées par la population, dans un conflit qui a fait plus de 115 000 morts depuis mars 2011, selon l’OSDH.

«Les habitants de Mouadamiyat al-Cham meurent de faim, la Ghouta (dans la province de Damas) est assiégée et (le régime) interdit même d’y faire entrer du pain, est-ce que ce sont des conditions qui permettent de parvenir (...) à une transition démocratique en Syrie ?», s’est-il insurgé.

1 500 civils évacués

A Mouadamiyat al-Cham, le Croissant rouge «a évacué 1 500 civils, en majorité des femmes et des enfants», a affirmé à l’AFP le directeur des opérations Khaled Ereksousse, précisant qu’ils «étaient dans un état de grande fatigue et avaient très peur». L’opposition dénonce depuis des mois le siège de Mouadamiyat al-Cham, une ville située au sud-ouest de Damas qui sert de base arrière aux rebelles pour attaquer la capitale et que l’armée pilonne quotidiennement. Le régime de son côté soutient que les civils sont assiégés par les rebelles.

Mouadamiyat al-Cham est une des zones qui avaient été visées le 21 août par une attaque chimique attribuée au régime par l’opposition et des pays occidentaux selon qui elle a fait des centaines de morts.

Georges Sabra a accusé la communauté internationale d’avoir laissé le régime impuni après cette attaque qui avait fait planer la menace de frappes occidentales contre le régime, écartées par une résolution à l’ONU exigeant le démantèlement de l’arsenal chimique syrien.

A ce propos, le secrétaire général de l’ONU a décidé de nommer la Néerlandaise Sigrid Kaag pour diriger la mission conjointe entre l’ONU et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée d’éliminer l’arsenal chimique syrien.

Ban Ki-moon a adressé dimanche une lettre en ce sens au Conseil de sécurité, qui a autorisé vendredi dernier la création de la mission conjointe. Cette mission doit comprendre une centaine d’hommes à effectif plein et être basée à Damas, avec une base arrière à Chypre. Elle est chargée de détruire les armes chimiques syriennes d’ici au 30 juin 2014, conformément à la résolution adoptée fin septembre par le Conseil.

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