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Créé le 30/05/2011 à 07h56 -- Mis à jour le 30/05/2011 à 11h57

Ratko Mladic, samedi. Press Newspaper / ap / sipa
</aside>«Je n'ai rien à voir avec Srebrenica.» C'est le message qu'a fait passer hier Ratko Mladic, par le biais d'une déclaration de son fils à la presse. Il n'empêche, il devrait être extradé ce lundi ou mardi vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de La Haye (Pays-Bas). Le général, ancien chef militaire des forces serbes de Bosnie arrêté jeudi dernier, comparaîtra pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide pour le massacre de Srebrenica en 1995, et le siège de Sarajevo. Hier, des milliers de nationalistes serbes ont défilé à Belgrade et en Bosnie hier, pour protester contre l'arrestation de celui qui reste leur héros.
Sur la piste de la famille
Le tribunal spécial serbe chargé des crimes de guerres était enclin à le laisser se rendre sur la tombe de sa fille Ana, située dans un faubourg de Belgrade. Elle s'est suicidée en 1994 avec l'arme de service de son père. Mais les services secrets devraient s'y opposer pour des raisons de sécurité. Des détails commencent par ailleurs à être communiqués sur la capture du général qui se cachait dans la ferme d'un cousin. Par le biais d'écoutes téléphoniques, les enquêteurs ont identifié il y a quelques semaines les membres de sa famille impliqués dans sa protection, a expliqué un responsable serbe. Lors de sa capture dans une pièce aux fenêtres toujours fermées, en désordre, avec une table parsemée de médicaments, Ratko Mladic avait deux pistolets dont il ne s'est pas servi.
A. N.